Les héros de notre enfance: souvenirs de séries jeunesse
Que sont devenus les comédiens de Robin et Stella? Bibi et Geneviève ont-ils gardé contact depuis la fin de leur émission? Jessica Barker et Laurent Deutsch sont-ils toujours aussi intrépides? Les héros de notre enfance tente de répondre à ces questions au moyen de 11 capsules qui seront diffusées sur la toile au cours des prochaines semaines.
D’après une idée originale de Maxime Charbonneau (qui assure aussi l’animation des épisodes), cette websérie titille la fibre nostalgique des membres de la génération Y en revisitant les productions jeunesse qui accaparaient les ondes au tournant des décennies 1980 et 1990.
Mais attention! Ne vous attendez pas à être submergés par un flot d’images d’archives tirées du Club des 100 watts et compagnie. Question de sous, Les héros de notre enfance propose plutôt des entrevues avec les artisans des émissions qu’on regardait au retour de l’école. «Ça coûtait trop cher, explique le producteur et réalisateur du projet, Jean-Sébastien Di Fruscia. Il fallait payer de 15 $ à 18 $ la seconde pour obtenir les droits de chaque extrait qu’on voulait montrer.»
En ligne depuis hier midi, le premier épisode présente une rencontre avec les acteurs de Robin et Stella, cette fiction autrefois diffusée à Radio-Québec. On y apprend notamment ce qu’il est advenu des stars de la série (Lorraine Auger est bruiteuse, Michelle Léger est psychologue et Thomas Graton est agent d’artistes) et, bien entendu, comment France Chevrette – une femme – a réussi à obtenir le rôle de Robin – un jeune garçon.
Tourné au Carrefour Laval, le deuxième épisode s’intéresse au phénomène Vazimolo, ce rendez-vous matinal piloté par André Robitaille sur les ondes de Radio-Canada de 1990 à 1995. L’animateur y raconte comment son patron lui avait annoncé que son émission ne reviendrait pas à l’antenne de la chaîne pour une cinquième saison.
Pour leur part, les fans finis de Bibi et Geneviève devront patienter jusqu’au 22 novembre avant de voir les retrouvailles de l’actrice Sophie Dansereau et du marionnettiste Michel Ledoux. Les épisodes subséquents seront consacrés au Club des 100 watts (Marc-André Coallier), Enfantforme (Joël Legendre et Élyse Marquis), 0340 (Patricia Paquin et Mario Bélanger), Bêtes pas bêtes plus (Sylvie Lussier et Pierre Poirier) et Les Débrouillards (Gregory Charles), pour ne nommer que ceux-là.
Maxime Charbonneau et Jean-Sébastien Di Fruscia ont mis près de deux ans à concevoir leur projet. Pas toujours facile de retracer d’anciennes vedettes du petit écran. «On s’est servis de Facebook, de nos contacts et même du bottin téléphonique», dit Maxime Charbonneau, 26 ans.
Les deux hommes ont essuyé quelques refus au fil de l’aventure. Ainsi, les amateurs de Fripe et Pouille resteront sur leur faim puisqu’un des membres de la distribution ne les a jamais rappelés leurs appels. En ce qui concerne Watatatow, impossible de concilier les horaires de tout un chacun pour organiser une séance de tournage. Quant à Télé-pirate, la paire espère avoir la chance de s’y attarder dans le cadre d’une éventuelle deuxième saison.
Pas une cenne pour Geneviève
C’est avec joie que Sophie Dansereau a accepté de revisiter les belles années de Bibi et Geneviève avec le marionnettiste Michel Ledoux devant les caméras de la websérie Les héros de notre enfance. L’actrice garde un bon souvenir du rôle qui l’a rendue célèbre, ce qui ne l’empêche pas de critiquer les pratiques du producteur de l’émission, Paul Cadieux. La sortie du coffret DVD de la première saison de la série a laissé un goût amer dans la bouche de la comédienne, qui dit n’avoir reçu aucune somme d’argent sur les profits générés par la vente de l’ensemble. «On ne m’a même pas envoyé un exemplaire du coffret», affirme-t-elle. Métro a tenté d’obtenir la version de M. Cadieux, mais celui-ci ne nous a pas rappelés. «Quand tu entends son nom, tu vas travailler ailleurs», note Sophie Dansereau.
Âgée de 49 ans et mère de 5 enfants, l’actrice, reconvertie en professeur d’art dramatique à l’école secondaire, ne compte pas intenter de poursuites judiciaires contre le producteur. «Je suis beaucoup dans le lâcher-prise. Ça ne m’intéresse pas de partir en guerre», dit-elle.
Les héros de notre enfance
Sur IKweb.tv et Canoë.ca
Une nouvelle capsule sera mise en ligne chaque mardi à l’heure du lunch