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Duran Duran: en alternance

Il faudrait être de (très) mauvaise foi pour reprocher à Duran Duran d’avoir joué sept chansons tirées de son plus récent album dimanche soir, au Centre Bell. Bien qu’il n’ait rien fracassé dans les palmarès, All You Need Is Now est loin d’être un mauvais disque. Au contraire, plusieurs de ses extraits évoquent les belles années du groupe britannique… lesquelles remontent au début de la décennie 1980. N’empêche qu’entre un classique de la trempe de Rio et une nouveauté qui n’a jamais tourné à la radio, notre choix est clair.

C’est avec la morose Before the Rain que le quatuor a donné le coup d’envoi au concert. Un choix d’ouverture pour le moins discutable, qui a néanmoins permis de rassurer les 5 750 spectateurs sur l’état des cordes vocales de Simon Le Bon : après avoir soigné une grave infection à la gorge pendant tout l’été, le charismatique chanteur a bel et bien retrouvé la forme. Il l’a d’ailleurs prouvé à maintes reprises durant la soirée, atteignant les notes les plus aiguës avec autant d’aisance qu’à ses débuts.

Heureusement, le groupe a chassé l’ambiance glauque qu’il venait d’installer dès le titre suivant, Planet Earth, une bombe datant de 1981. Simon, John, Nick et Roger ont continué de peser sur l’accélérateur avec A View to A Kill, pendant que des silhouettes de Bond Girls se profilaient en toile de fond.

Après les récentes All You Need Is Now et Blame the Machines, la formation a enchaîné avec Come Undone, un succès souvenir tout droit sorti de son Wedding Album de 1993. Duran Duran a continué d’alterner entre les tempos rapides et lents avec les nouvelles Safe (In the Heat of the Moment), The Man Who Stole a Leopard et Girl Panic.

Histoire de montrer que Duran Duran est toujours dans le coup, le bassiste John Taylor a invité les fans à tweeter leurs impressions du concert durant un intermède instrumental teinté de saxophone. On pouvait voir les messages défiler en temps réel sur un écran géant placé à l’arrière de la scène. Parmi les tweets qui ont retenu notre attention, citons : «Duran Duran, on vous aime», «Magique» et «Salut Denis et Micheline».

De leur côté, Ordinary World (toujours aussi élégante), Notorious (plus funky que jamais), Hungry Like the Wolf (un bijou pop) et Wild Boys (les joies du kisch) ont su galvaniser la foule avant la tombée du rideau dans les dernières minutes du concert.

Sans surprise, Duran Duran n’a joué aucune des pièces extraites de Red Carpet Massacre (2007), son précédent opus, réalisé par Timbaland. Et sans surprise, personne ne s’en est plaint.

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