Soutenez

Dans la tête d'un corniaud

Antoine a 25 ans «en chiffres de grandes personnes». Mais dans sa «tête de corniaud», il n’a que cinq ans. Quand sa mère tombe malade et meurt, il se retrouve sous la tutelle de son petit frère Jacques, qui le maltraite puis l’aban­donne. Démuni et laissé à lui-même, celui qu’on surnomme Toto aboutit dans la niche du chien, partageant jusqu’à son écuelle.

«Dans mes œuvres, j’ai toujours eu un penchant pour les marginaux et les démunis, comme Toto, dit Louise Bombardier. Ça me passionne de voir comment leur cerveau fonctionne. En même temps, ça me permet de dire des choses très dures, des choses qui, moi, me troublent. J’envie leur innocence qui leur permet, même s’ils sont blessés, de traverser la vie avec cette espèce de grâce.»

Au début de l’aventure, l’actrice n’avait pas comme objectif de sensibiliser le public à cet état. Mais aujourd’hui, la perspective de rejoindre une certaine clientèle en difficul­té d’apprentissage dans les écoles lui plaît beaucoup.

Des élèves qui pourraient «se reconnaître dans cette marginalité». «C’est plutôt une inspiration artistique et affective, ajoute-t-elle. C’est tout simplement une chose qui fait partie de ma mythologie que de donner une voix aux gens qui ne comprennent pas les lois du monde.» En dépit de la noirceur du sujet, le récit se termine sur une bonne note.

«Il fallait que ça finisse bien, sinon ça aurait été sordide, se défend-elle. Je voulais donner de la lumière à ce petit être humain qui attire la sympa­thie. C’était important pour moi.»

En image
Pour illustrer Quand j’étais chien, La Courte Échelle a fait appel à Katty Maurey. Cette artiste accompagne d’une imagerie moderne les écrits de l’auteure.

Quand j’étais chien
La Courte Échelle

Présentement en librairie

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.