Odysséo: la chevauchée magique
On nous avait promis une nouvelle aventure équestre qui nous plongerait dans un monde féérique et grandiose, qui nous ferait voyager. Et on ne nous avait pas menti. De prime abord, le premier numéro n’était peut-être pas le plus excitant, et pouvait même sembler un peu long, mais pourtant, dès les premiers instants, la magie a opéré. Est-ce à cause de la musique envoûtante de Michel Cusson? Des somptueux décors, lesquels changeaient d’ailleurs à chaque numéro? De l’émotion que provoque immanquablement la vue du noble animal chez l’humain? Quoi qu’il en soit, on a immédiatement été happé par les nombreux univers différents dans lesquels nous entraîne Odysséo – qu’il s’agisse de la savane africaine, de l’île de Pâques ou du Far West.
Ce sont néanmoins les numéros plus rythmés, faisant la part belle aux acrobates, qui font la force de l’épopée équestre. On pense entre autres aux chorégraphies époustouflantes du numéro «Appel d’Afrique», dans lequel les artistes s’en donnent à cœur joie avec leurs pirouettes aériennes et où les chevaux exécutent également plusieurs sauts périlleux, semblant eux aussi s’amuser comme des petits fous. On s’extasie aussi devant ces cavaliers sans peur et sans reproche du «Far West» qui n’hésitent pas à traverser à toute vitesse l’immense scène accrochés à leur cheval par une seule jambe, la tête en bas, le sourire fendu jusqu’aux oreilles.
Et c’est sans doute là la grande force de ce cirque où animal et homme se rencontrent : le plaisir, manifeste autant chez les artistes et les chevaux… que chez le public.
Odysséo
Chapiteau de Cavalia (Laval)
Jusqu’au 23 octobre