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50/50 : Il a le cancer

Dans le film 50/50, le scénariste Will Reiser se remémore la lutte qu’il a menée contre une forme rare de cancer de la moelle épinière. Joseph Gordon-Levitt l’incarne à l’écran, où il s’appelle Adam.

Adam, un jeune réalisateur de radio, reçoit un diagnostic qui chan­ge sa vie. Au moment de confier le rôle du meilleur ami d’Adam, Seth Rogen, qui est le meilleur ami de Will Reiser dans la réalité et l’un des producteurs du film, s’est avéré un choix tout indiqué.

Vous étiez dans la position exceptionnelle de créer un personnage en vous inspirant de votre meilleur ami, lequel incarnerait ensuite le personnage en question.
Je suis vraiment fier de la performance de Seth. Je pense qu’il a accompli du très bon travail. Je crois que c’est en partie grâce à Joe. Je ne veux pas enlever du crédit à Seth, mais Joe est tellement réel et réaliste que je crois qu’il a vrai­ment été facile pour Seth de jouer à ses côtés. L’ambiance sur le plateau était très détendue. Le personna­ge n’est pas nécessairement Seth en soi. C’est une sorte de prolongement de Seth. J’ai bel et bien intégré des facettes de sa personnalité. Par exemple, quand nous avions cet âge, j’étais névrosé et je m’en faisais pour tout. J’étais très ner­veux, et Seth se mo­quait de moi. C’était notre dynami­que, et c’est aussi celle d’Adam et de Kyle.

Vous n’êtes plus névrosé?
Je suis une personne très différente. On dirait un cliché, mais je pense que le fait d’avoir vécu cette expérience et de l’avoir racontée m’a fait un peu sortir de ma coquille. Dans le film, ce n’est pas comme si les personnages de Joe et de Seth parlaient de leurs émotions. Seth et moi étions pas mal comme cela. Nous ne faisions pas face à la situation en discutant de nos émotions. Nous faisions simplement des blagues. Nous parlions de son absurdité. Mais le processus du film nous a forcés à discuter de ces choses. Peut-être que j’étais ainsi, peut-être que j’ai fait certaines choses. Peut-être que j’ai repoussé ma mère et que j’ai mis de la pression sur d’autres personnes pendant ma maladie. C’était très utile de me voir d’un point de vue différent. C’est incroya­­blement thérapeutique.      

L’histoire a-t-elle changé entre le scénario et le produit fini?

L’arc général du film n’a jamais changé. Il a toujours été «assez instable». J’ai beaucoup appris sur ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas, les plaisanteries grossières. Après avoir réalisé qu’elles étaient peut-être trop grossières, j’ai exclu certaines blagues. J’ai appris que mieux vaut pas assez que trop dans certaines situations.

50/50

En salle dès vendredi

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