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Robert Laffont souffle 70 bougies

Robert Laffont, l’homme, ne faisait pas les choses comme tout le monde. C’est un peu pour cette raison qu’on a choisi le roman graphique pour honorer sa mémoire et souligner les 70 ans de la maison d’édition qu’il a fondée. Pauline Normand, éditrice déléguée, nous fait une petite leçon d’histoire en trois questions.

Depuis la parution de l’Œdipe roi de Sophocle, qu’est-ce qui a changé chez Robert Laffont?
Peu de choses. Au départ, c’était une maison toute petite qui devait s’imposer face aux grands éditeurs déjà en place. Même à l’époque, c’était un défi de se lancer à Paris. Avec le temps, sa taille a changé, et elle emploie environ 200 personnes. Pour y arriver, elle a eu à se définir pour trouver une niche: la diversité des collections, qui lui a permis d’inté­resser un large public.

Quels ont été les bons coups de la maison?

Son grand talent a été de savoir s’entourer de gens d’exception. Elle a recruté Guy Schoeller, qui a créé la collection Bouquins. Elle est aussi partie à la rencontre d’œuvres étrangères, ce qui lui a permis de découvrir de grands auteurs alors méconnus, comme Michael Crichton. La maison a aussi su recruter Marc Levy et Ken Follett, et a réintégré la maison Juillard dans son giron. Cette année, en France, la biographie de Jacques Chirac a fait couler beaucoup d’encre.

Que pouvez-vous dire sur L’attrape-livres?

Parce que la maison a toujours été à l’avant-garde pour ses sujets et ses façons de faire – d’ailleurs Robert Laffont est célèbre pour avoir pesté contre les prix littéraires en disant que c’était des magouilles –, nous devions trouver une façon originale de raconter son histoire.

L’attrape-livres
François Rivière et Frédéric Rébéna
En librairie le 21 octobre

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