Barr Brothers: le bruit court…
Le buzz entourant les Barr Brothers ne cesse de s’intensifier depuis la sortie de leur premier opus, le mois dernier. Paru sous étiquette Secret City Records, l’album éponyme a ravi la critique, qui a salué son mélange audacieux de folk minimaliste et de blues.
Les Barr Brothers seraient-ils sur le point d’effectuer une percée à l’international et de suivre ainsi les traces d’Arcade Fire, un autre groupe montréalais qui récolte beaucoup de succès à l’étranger? Le quatuor ne s’embarrasse pas de toutes ces questions et préfère se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : la musique. «On reçoit beaucoup d’amour du Québec. J’étais surpris de l’accueil du public lors de notre spectacle de lancement au La Tulipe. C’était exaltant, dit Brad Barr joint sur son cellulaire à Chicago, où la formation devait se produire. Mais la route peut parfois te ramener sur terre de façon brutale. On ne joue pas toujours dans des salles pleines à craquer!»
Originaires du Rhode Island, les frères Brad et Andrew Barr ont quitté Boston pour Montréal en 2007, alors qu’ils faisaient partie d’un trio jazz-rock d’avant-garde nommé The Slip. Une fois dans la métropole québécoise, ils ont rencontré la harpiste Sarah Pagé et le contrebassiste Andrés Vial, avec qui ils ont commencé à composer des pièces dans une ancienne chaufferie située au pied du mont Royal.
«L’enregistrement du disque m’a donné l’occasion d’apprendre un tas de trucs, raconte Brad Barr. Mon frère et moi, on n’avait jamais touché à la réalisation, au mixage et à la prise de son. Ça nous a pris du temps parce qu’on n’avait aucune idée de ce qu’on faisait! Je suis convaincu qu’à l’écoute de l’album, les gens qui s’y connaissent diront : « Woa. Ils ont beaucoup trop saturé les guitares sur cette chanson-là! »»
C’est en témoignant d’un profond respect pour les traditions que les Barr Brothers sont parvenus à repousser les frontières du folk. «On est retournés aux racines africaines du Delta Blues. On a étudié l’histoire du country américain… On a cherché à comprendre ce qui unissait ces différents styles. Et on en a fait notre propre interprétation», explique Brad Barr.
Événement de clôture M
Ariane Moffatt, Galaxie, Karkwa, Marie-Pierre Arthur, Random Recipe, The Barr Brothers
Au Métropolis
Samedi soir à 20 h