Culture

Les Films Séville cesse la distribution de films en salle

Salle de cinéma
Photo: Nikola Johnny Mirkovic/Unsplash

Onde de choc dans le milieu du cinéma depuis mardi soir: la société Entertainment One cesse la distribution de films en salle au Canada. En tant que filiale d’eOne, Les Films Séville a dû mettre à pied plusieurs de ses employés dès l’annonce de la nouvelle.

Les Films Séville est un des plus importants distributeurs de films au Québec. On ne connaît pas le nombre exact d’employés qui ont été remerciés mardi, mais selon le Registre des entreprises, la filiale compte entre 50 et 99 employés au Québec.

La nouvelle a pu être confirmée à La Presse par le président des Films Séville et président, distribution cinéma, d’Entertainment One Patrick Roy, qui quitte d’ailleurs ses fonctions, son contrat ayant pris fin cette semaine. «Séville continue d’exister, a-t-il dit à La Presse. Certains employés conservent leur poste, notamment dans les secteurs techniques et financiers. Il reste aussi toujours une équipe en place pour la gestion du catalogue. Les changements annoncés mardi ne touchent que la distribution en salle.»

Les motifs ayant pu conduire eOne, une entreprise acquise par la société Hasbro en 2019, à prendre cette décision sont toutefois toujours inconnus. Est-ce que la pandémie, qui a eu des répercussions sur le milieu du cinéma, y serait pour quelque chose?

Les Films Séville a été fondé à la fin de l’année 1999 à la suite du rachat du catalogue de Behavior. L’entreprise a ensuite été rachetée par eOne en 2007. En 2012, eOne a acheté Alliance Vivafilm et fusionné les deux distributeurs, qui ont pris le nom Les Films Séville.

Parmi les films québécois distribués par Séville, on compte Les sept jours du talionMommy, 1991, Starbuck et Incendies. Parmi les titres internationaux, nommons DivergenceHunger GamesJohn WickPaddington et Twilight.

Le distributeur possède encore plusieurs titres québécois à distribuer prochainement, dont Lignes de fuite, qui prendra l’affiche le 6 juillet prochain. «Il y a une responsabilité à respecter et il n’y a pas lieu de s’inquiéter par rapport à tout cela, a assuré Patrick Roy en entrevue avec La Presse. Il n’y aura pas d’impacts négatifs sur les films et les producteurs avec qui on travaille.»

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