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C!rca: Corps et âmes

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Se dépasser, créer des numéros de plus en plus impressionnants, repousser les limites du réalisable… Les membres de la troupe australienne C!rca sont tous un peu accros à l’adrénaline, convient Emma McGovern, acrobate au sein du cirque depuis septembre 2009. Métro s’est entretenu avec la jeune femme au sujet de ce spectacle au centre duquel le corps humain brille de mille feux.


Comment en êtes-vous venue à travailler avec C!rca?

Je travaillais à mon compte à Brisbane, j’étais très amie avec plusieurs membres de la troupe, mon copain entre autres en faisait partie. C!rca est une compagnie qui déploie de nombreux efforts pour créer un cirque nouveau, jamais vu. Ayant moi-même un parcours assez diversifié, j’aimais beaucoup le fait qu’on incorpore n’importe quel talent que peut apporter un artiste au spectacle, qu’on puisse développer n’importe quelle habileté. C’est très excitant sur le plan créatif.


Comment compareriez-vous ce spectacle éponyme à celui de cet été?

Comme tous les spectacles de C!rca, on aime qu’il soit un peu indéfinissable, que le public soit surpris au fur et à mesure. C’est dur à expliquer! Le spectacle C!rca est un mélange créé en tournée en Allemagne, à partir de morceaux tirés des trois spectacles que la troupe avait montés précédemment. Au fil du temps, c’est devenu un spectacle à part entière, il a continué à évoluer, à changer… Certains numéros ne sont pas reconnaissables par rapport à la version originale!


Wunderkammer mêlait beaucoup les genres, est-ce aussi le cas avec C!rca?

Pas aussi distinctement. Dans C!rca, il n’y a pas de changements de costumes ou de trucs du genre, c’est très dépouillé, c’est vraiment un spectacle axé sur les prouesses du corps. Il y a quelques appareils, mais c’est principalement des projections, des jeux de lumière, et l’accent est vraiment mis sur les corps.


Votre compagnie n’aime pas particulièrement intégrer une trame narrative à ses spectacles…

On aime que notre public se fasse sa propre idée de ce que le spectacle veut dire, on n’a pas envie de lui imposer une interprétation, de tout expliquer… Et puis le spectacle change sans arrêt selon les interprètes qui jouent dans telle ou telle version, on laisse beaucoup de place à l’improvisation. On ne veut donc pas avoir un «rôle» précis dans le spectacle.


Leonard Cohen, Sigur Ros, Jacques Brel… le choix de trame sonore a de quoi étonner!

Notre directeur artistique a étudié en musique et se passionne pour différents styles de musique. Il choisit des morceaux qui vont toucher les spectateurs – et les acrobates –, au-delà du côté dramatique déjà inhérent au cirque. Et en tant qu’artiste circassien, la musique est un des éléments essentiels avec lesquels on travaille.

C!rca

À la TOHU
Du 15 au 23 février

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