Soutenez

Vigoureux Van Halen

Van Halen ont offert une performance solide jeudi soir au Centre Bell, amplifiée à la dix par l’énergie de David Lee Roth.

Pas de préliminaires. Oh que non! Van Halen est directement entré dans le vif du sujet, c’est à dire dans les riffs. Le bien-aimé David Lee Roth, lui, a d’emblée donné le ton à cette soirée faite de guitare solide et de drum puissant. À la hauteur de sa réputation de bête de scène, Roth, s’est montré d’une féroce énergie. Vêtu de pantalons noirs en peau de lézard scintillants et d’une chemine violette, il a bougé tel un animal, nous offrant même une passe de sabre sur Everybody Wants Some!!. «À date, ça va bien?» s’est-il enquis deux, trois fois. «Tu parles», a sûrement songé la foule d’initiés rassemblés pour l’occasion, brandissant son poing dans les airs.

En pleine forme, le premier chanteur de la bande a diverti ses admirateurs en faisant des blagues sur l’existence d’un sex-tape le mettant en vedette, ne manquant pas de rappeler l’an 1982, époque où il était «un jeune étalon» avec tout ce que cela suppose d’attributs physiques…

Cette grande messe pour les fidèles a été donnée dans un éclairage à forte dominante de mauve, rouge et vert, qui matchait bien avec les pantalons écarlates d’Eddie et la chemise violette de Roth. Les fans avides de passes de guitares et de drum ont été servis hier soir. Après (Oh) Pretty Woman, Alex Van Halen a offert un solo de batterie enflammé. Le You Really Got Me qui a suivi a été le théâtre de mouvements de danse dynamique de Roth, qui a revêtu une veste scintillante exprès pour l’occasion.

Intervenant souvent entre et pendant les pièces, le frontman a fait preuve de plein d’humour et de folie au cours de la soirée. «Mon nom est Monsieur Roth, et je serai votre remplaçant», a-t-il annoncé durant le succès de 1984, Hot for Teacher. Se retrouvant seul sur scène après Beautiful Girls, il a commenté les images qui défilaient sur l’écran derrière lui, montrant un enclos avec des moutons et un pitou leur courant après. S’accompagnant à la guitare acoustique, il a monologué sur les «chiens qui sont comme des cheerleaders, plutôt doux, et les bovins qui sont plus agressifs, comme des partisans de hockey canadiens». Il a ensuite entamé Ice Cream Man, qui s’est terminé en groupe.

Mais le spectacle n’aurait assurément pas été complet sans un solo signé Eddie. Après Panama, le révéré guitariste s’est assis sur les marches qui s’élevaient sur la scène. Seul. Durant près d’un quart d’heure, il a démontré ses incroyables prouesses techniques, reproduites sur les écrans derrière lui. Nul besoin de dire qu’il a ravi la foule…

Histoire de clore la soirée en beauté, Van Halen a conclu avec… Jump, bien sûr, dans une pluie de confettis, tandis que Lee Roth agitait un drapeau à damier noir et blanc de Formule 1.
Toujours bruyants, les gars. ars,    

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.