Will Ferrell, le macho
Pendant toute la durée de Casa de mi Padre, Will Ferrell ne parle qu’espagnol, mais le film est sous-titré. Il a parlé à Métro de sa carrière, de ses enfants… et de son derrière.
Vous avez une scène où vous êtes nu, la seconde fois où les cinéphiles pourront voir votre derrière… Qu’a-t-il donc de si spécial?
Je ne faisais qu’obéir au scénario! Mais je crois qu’il est drôle. Ce sont des fesses faites pour la comédie. Et puis, nous sommes tellement complexés; pourquoi ne pas montrer des corps normaux à l’écran? Ce n’est pas si grave.
Votre personnage, Armando, sort de l’ombre et affirme son côté macho dans le film. Savez-vous à quel moment de votre vie vous avez réussi à vous affirmer?
C’est une question difficile. Je ne réfléchis pas à cela : «Ah, voilà le moment où j’ai appris à m’affirmer.» Je ne sais donc pas quand c’est arrivé. Je crois que, quand on fait de la comédie, on ne parvient peut-être jamais à éprouver le sentiment d’être totalement en contrôle de sa vie. Je crois qu’on a toujours cette peur, ce moment où on se dit : « Mon Dieu, faites que ça fonctionne! » Faire partie de Saturday Night Live a peut-être été un moment de ce genre… mais ensuite, on quitte l’émission pour tenter sa chance au cinéma, et ça devient de plus en plus difficile.
Laisserez-vous vos enfants voir le film?
Mon enfant de cinq ans pourrait le voir, il ne sait pas lire. Mon fils de huit ans, par contre, je ne suis pas sûr… Il pourrait lire et dire : «Oh! J’ai vu un gros mot!» De toute façon, c’est assez violent, donc je ne sais pas…
Êtes-vous le genre de père à surveiller ce que ses enfants regardent?
Un peu, mais… je n’ai pas le réflexe de leur faire écouter mes films! J’ai attendu qu’ils me le demandent eux-mêmes avant de leur faire regarder Elf. S’ils me disent : «J’ai entendu parler de ce film que tu as fait, est-ce que je peux le voir?», j’accepte, mais je ne veux pas les forcer à me regarder!
Casa de mi padre
En salle dès vendredi