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Isabelle Boulay se dévoile

Isabelle Boulay adore conter des histoires. Comme celle de sa grand-mère qui a eu tout plein d’enfants, ou celle de sa tante Adrienne, une belle femme qui fredonnait sans cesse J’ai un amour qui ne veut pas mourir. Fidèle à sa tradition, la rousse chanteuse a raconté jeudi soir, sur la scène de L’Olympia, ces récits d’un autre temps. Des récits qui ont formé l’artiste qu’elle est devenue et qui l’ont inspirée à renouer avec ses racines country pour son dernier disque, Les grands espaces. Un album porté par «le souffle de l’Amérique profonde» comme elle le dit si bien.

En complet noir, dansant doucement tout en chantant, Isabelle Boulay nous a offert les très belles pièces de son nouveau répertoire, dont Fin octobre, début novembre. Malheureusement, durant ce morceau, elle a eu un blanc. «Désolée, c’est le décalage!» s’est-elle exclamée en riant avant de reprendre le couplet. «Un grand rideau noir s’est abattu sur moi!» a-t-elle lancé par la suite, expliquant au public qu’elle n’était revenue à Montréal que la veille. Parlant de rideau, la toile placée à l’arrière de la scène semblait connaitre quelques problèmes techniques et les images projetées dessus restaient floues et incomplètes. Dommage, mais cela n’a terni en rien l’interprétation de la star du soir.

Entourée de ses musiciens, Michel Roy à la batterie, Martin Bachand au pedal steel, à la guitare et à la direction artistique, Francis Covan, «le plus québécois des belges», au violon et à la basse et Éric Sauviat, «le plus américain des guitaristes français», à la guitar, of course, Isabelle Boulay s’est également lancée dans une série de hit country, cette «musique de la dignité humaine». Les incontournables Mille après mille et Un amour qui ne veut pas mourir ont marqué ce segment.

Au cours de la soirée, elle a aussi avoué aux spectateurs qu’elle «avait toujours aimé interpréter des chansons d’hommes». Pour preuve, elle a chanté Jenny de «notre grand» Richard Desjardins et Can’t Help Falling in Love d’Elvis, cet «enfant terrible» auquel elle a d’ailleurs tenu à rendre hommage. «J’ai toujours aimé les enfants terribles, a-t-elle expliqué. C’est peut-être pour cela que j’ai fait mon dernier disque avec le plus beaux d’entre eux, Benjamin Biolay…»

Après avoir troqué son complet noir pour une chemise marine plus relaxe, Isabelle Boulay nous a proposé True Blue, une pièce très importante pour elle, a-t-elle fait valoir, puisqu’elle avait eu la chance de l’enregistrer pour son dernier disque, en duo avec l’idole de sa grand-mère, Dolly Parton. Ont suivi Mieux qu’ici-bas et Parle-moi. Les fans applaudissant chaleureusement, elle est revenue pour Perce les nuages et Dis, quand reviendras-tu?

Alors, Isabelle, quand reviendras-tu? Ce soir, à l’Olympia, à 20h.

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