Peter et Alice: garder son cœur d’enfant
La proposition de Peter et Alice est séduisante: la rencontre de deux individus qui peinent à vivre en tant qu’adultes dans l’ombre de leur célèbre alter ego qui, lui, ne vieillit pas.
L’intérêt est d’autant plus fort quand on sait que les histoires vraies relatées sont celles d’Alice Liddell Hargreaves, qui a inspiré l’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, et de Peter Llewelyn Davies, le Peter Pan de l’auteur James Matthew Barrie.
Sur la scène du Théâtre Jean-Duceppe, l’œuvre est visuellement accrocheuse. Les décors dans la vitrine d’une librairie changent au gré des univers évoqués et sont tous plus colorés les uns que les autres. Des personnages surgissent de toutes parts et entraînent les principaux protagonistes dans un tourbillon de souvenirs heureux ou malheureux.
Toutefois, les dialogues tombent rapidement dans les lieux communs, les clichés à propos des tares des «grandes personnes» et les déclarations bonbons du genre «on ne peut pas vivre dans l’imaginaire», «la vie a valu la peine grâce à mes enfants» et «l’enfance sert à se faire une réserve de souvenirs heureux». En fin de compte, on est très peu amenés à réfléchir, et modérément divertis.
Cette pièce plaira surtout à un public «d’un certain âge», plein de nostalgie, qui aime se faire rappeler qu’il faut garder un cœur d’enfant.
Peter et Alice
Au Théâtre Jean-Duceppe
Jusqu’au 18 octobre