Gala Artis : le public élit Véro et Guy
Charles Lafortune a animé avec énergie la 27e édition du gala Artis dimanche soir. Retour sur cette soirée faite des coups de cœur du public.
Après un tapis rouge décoiffant, qui s’est déroulé dans le froid et le vent, le gala Artis, celui «du public, des gens à la maison», a débuté par un montage à la Mission : impossible/James Bond. C’est dans les flammes que Charles Lafortune, à la barre de l’événement pour la seconde année consécutive, est descendu du plafond, dans un costard très agent 007. Chic.
En pleine forme, l’animateur a lancé quelques piques à l’assemblée, qualifiant par exemple Trauma d’«émission de science-fiction». «Les patients n’attendent pas dans les salles d’attente, les médecins sont en forme aux urgences et Christian Bégin est à la télé… à jeun», a-t-il blagué. Saisissant la balle au bond, Christian Bégin a levé son verre de rouge. Lafortune a également raconté comme il avait attendu «le punch, le punch, le punch!» d’Apparences. Seul hic, il n’y «avait PAS de punch!»
Certes, il y a eu des moments un peu plus étranges au cours de cette soirée présentée sur les ondes de TVA, comme le montage d’images des quatre nommés de la catégorie «Émissions d’affaires publiques» rassemblées pour former un semblant de clip de la chanson Je suis cool. On pourrait également remettre en question certains choix musicaux très «star académiciens» qui ont rythmé l’événement. Mais la fête a toutefois été pétillante.
Le jeune Louis-Philippe Beauchamp, des Parent, a notamment offert une performance comique, montant sur scène pour se moquer un brin de Lafortune : «Un babouin en tuxedo pourrait faire la même chose que toi!» l’a-t-il nargué. Éric Salvail, pour sa part, a agrippé une jeune femme granbyenne du public, totalement stupéfaite, pour qu’elle monte sur scène recevoir son trophée d’Animateur d’émissions de variétés/divertissement avec lui.
Hélène Florent, craquante en création Muse, a présenté des remerciements émus après avoir reçu le trophée du Rôle féminin dans une télésérie québécoise. Ce qui était bien, c’est que les rivalités étaient aux abonnés absents, tout le monde rendant hommage à son prochain. Guy A. Lepage a remercié TVA, Élise Guilbault a invité ses compagnes nommées à monter sur scène…
Pour ce qui est des présentateurs, Sugar Sammy a fait son numéro de charme, en remettant avec Laurence Lebœuf le trophée d’Animateur(trice) d’émission de jeu. Ramenant l’humoriste à l’ordre et lui rappelant qu’elle avait un copain, l’actrice lui a lancé qu’il était «drôle et gentil, mais…» «Drôle et gentil, c’est comme ça que tu qualifies un animateur de quiz!» a répondu Sugar. Sur une note plus politique, vêtu d’un pull rouge, Dominic Champagne a salué tous ceux qui s’étaient mobilisés pour la grande marche du Jour de la Terre.
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Finalement, élu Personnalité de l’année rayon hommes, Guy A. Lepage a fait remarquer que puisque le public votait pendant le gala pour les gagnants et que lui-même avait gagné, cela voulait dire que personne n’écoutait son émission à lui, à savoir Tout le monde en parle, diffusée en même temps à Radio-Canada. Au retour de la pause, Charles Lafortune a rectifié les faits, rappelant que les votes ne s’étaient pas déroulés live.
Puis, recevant le trophée de la Personnalité féminine de l’année, Véronique Cloutier a remercié tous ceux qui lui ont dit «T’es bonne, t’es belle, lâche pas!» au cours de sa carrière. Elle a dédié une partie de son trophée à sa sœur et à sa grand-mère, qui «n’était pas très bonne pour tirer aux cartes, mais c’est pas grave» et qui avait quand même prédit à sa petite-fille qu’elle travaillerait beaucoup. Bien vu, grand-maman. Se faisant romantique, la reine de la soirée a proclamé, à l’adresse de son fiancé Louis Morissette, «Je ne sais pas si c’est le dernier trophée que je gagne, mais c’est le dernier que je gagne avant d’être ta femme!» Une jolie preuve d’amour.