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Catherine St-Laurent: le répit après la tempête «District 31»

Catherine St-Laurent dans District 31
Catherine St-Laurent, alias Noélie St-Hilaire, dans «District 31» Photo: Eric Myre/Gracieuseté Radio-Canada

On avait remarqué Catherine St-Laurent dans Blue Moon et Cheval-Serpent avant que la jeune femme n’entre dans nos téléviseurs chaque soir de semaine grâce à un bulldozer appelé District 31.

Sa Noélie St-Hilaire l’a bien sûr propulsée au rang de célébrité, mais Catherine St-Laurent garde la tête froide. Elle n’éprouve aucune panique, par exemple, à l’idée d’être quelques mois sans travailler après la fin de ce prenant contrat que fut pour elle la quotidienne de Luc Dionne.

«Comme comédiens, il faut avoir une certaine humilité, estime-t-elle. On a été tellement présents dans la télé des gens, il ne faut pas se précipiter dans n’importe quel projet pour avoir l’impression de continuer d’exister dans l’œil du public. C’est important, parfois, de se faire oublier. Ça ne m’angoisse pas.»

Avec Loud

D’ailleurs, si Catherine St-Laurent a su composer plutôt facilement avec la notoriété inhérente à District 31, depuis les quatre années qu’elle en fait partie, c’est que les téléspectateurs n’ont jamais été intrusifs à son égard.

«Les gens ne me reconnaissent pas beaucoup, en général, s’étonne-t-elle. Dans la vie, j’ai une énergie et un look différents de ceux de Noélie. Souvent, ils pensent que je travaille à la pharmacie ou que je suis la cousine de quelqu’un. Mon visage leur dit quelque chose, mais ils ne font pas le lien avec Noélie.»

Son contact avec la population québécoise s’est surtout établi à travers les réseaux sociaux, où, affirme-t-elle en riant, elle «contrôle le narratif» de ses publications. Amoureuse du rappeur Loud, elle expose très peu sa relation avec le chanteur.

«C’est important pour moi de garder personnelle ma vie personnelle! Ce n’est pas parce que mon chum et moi sommes dans la sphère publique qu’on a besoin d’étaler notre vie à tout le monde. On essaie de se garder une part d’intimité dans tout ce chaos!»

Enjeux et contradictions

Sa priorité, après la «tempête District», comme la surnomme elle-même l’actrice de 32 ans, est donc de s’offrir quelques mois de vacances et de répit.

Surtout que, depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique en 2016, Catherine St-Laurent n’a jamais réellement connu de pause. Une première apparition dans le film Bon Cop, Bad Cop 2 a parti le bal, puis, entre Sur-Vie, La faille, Jérémie et autres œuvres citées plus haut, elle n’a jamais eu à se trouver de «jobine» parallèle pour payer ses factures.

Et c’est par un concours de circonstances, à l’invitation de son amie réalisatrice Catherine Therrien, que Catherine St-Laurent s’est retrouvée dans le décor de District 31, en 2018, pour un rôle qui devait d’abord être épisodique, puis récurrent à moyen terme pour finalement devenir régulier. Le feuilleton policier fut ainsi le quatrième engagement de la comédienne avec Aetios Productions, la boîte de Fabienne Larouche (après Sur-Vie, Blue Moon et Cheval-Serpent) et son deuxième avec Luc Dionne (Blue Moon).

Pour l’avenir, Catherine St-Laurent se souhaite d’incarner d’autres personnages riches, avec une matière à défendre.

«Avec des enjeux, des contradictions. Dans District, on était beaucoup dans l’exécution des enquêtes. Ça ne se prêtait pas au mélodrame. Maintenant, j’ai envie de retourner là-dedans», dépeint celle qui dit, en dehors du boulot, adorer «boire, manger et dormir».

«Les besoins essentiels!», badine-t-elle.

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