Formation et emplois

«Le cégep est le meilleur endroit pour s'engager»

Tandis que la majorité des jeunes (86 %) pratiquent au moins une activité parascolaire durant l’année, la plupart des collèges et des cégeps ont lancé des programmes de reconnaissance de l’engagement étudiant afin que leurs élèves s’impliquent davantage au sein de leur établissement. Selon plusieurs études, les activités parascolaires favoriseraient la réussite des étudiants et réduiraient le décrochage scolaire.

Fini, donc, les vieux principes selon lesquels les études doivent accaparer tout le temps libre des étudiants. Plusieurs travaux, dont ceux de Jacques Roy, professeur au Cégep de Sainte-Foy,  montrent au contraire que les activités parascolaires permettent la réussite des jeunes. «Ces activités améliorent le développement personnel des étudiants, leur permettent de gagner de la confiance, de valoriser leur travail, d’être plus autonomes et même d’avoir de meilleures notes», estime le professeur.

Les directions des cégeps et des collèges l’ont bien compris. La plupart de ces établissements offrent désormais une reconnaissance de l’engagement étudiant avec une mention sur le bulletin. «Cela sert à bonifier le programme d’études de l’élève et à reconnaître officiellement ses aptitudes, ce qui peut ensuite lui servir auprès d’un employeur, par exemple», explique Francine Duquesne, directrice des services à la vie étudiante du Cégep Marie-Victorin.

Car dans les établissements scolaires, ce ne sont pas les activités étudiantes qui manquent, qu’elles soient sportives, artistiques, bénévoles ou qu’elles proposent un engagement social. «Le cégep est certainement le meilleur endroit pour s’engager, car on peut profiter de plusieurs temsp libres dans l’horaire. À l’université, on est plus pris», affirme Mme Duquesne. Si certains jeunes choisissent d’entrer dans les comités d’organisation des partys de fin d’année ou d’initiation, d’autres organisent des manifestations ou participent aux journées portes ouvertes de leur école.

Au Cégep du Vieux-Montréal, on met l’expertise des étudiants en avant en les enrôlant comme techniciens du son, de l’éclairage ou des décors lors des spectacles scolaires. «C’est l’occasion pour eux d’exercer leur passion de façon professionnelle, et de vivre une expérience artistique et communautaire», estime Alain Lamarre, directeur des services étudiants au Cégep du Vieux-Montréal.

Sans compter l’impact bénéfique de ces temps de loisirs sur le bien-être personnel des jeunes. «Quand on fait 8 à 9 cours par session, il faut trouver des moyens de s’accomplir autrement», estime M. Lamarre. Si on a tendance à considérer que l’emploi du temps d’un élève peut être surchargé par un engagement de 5 à 10 h par semaine, le professeur Jacques Roy n’est pas forcément de cet avis : «C’est difficile à évaluer, car en bout de ligne, cet étudiant peut consacrer le même temps qu’un autre à ses études.»

Implication scolaire
Voici quelques chiffres sur les activités parascolaires des élèves du secondaire, selon les données du rapport d’enquête du Ministère de l’Éducation du Québec, publié en 2005.

  • Environ 88 % des élèves québécois disent avoir pris part à une ou à plusieurs activités sportives ou socioculturelles durant l’année scolaire 2002-2003. Ils ont participé en moyenne à près de 10 types d’activités différentes.
  • On retrouve plus d’activités sportives et informatiques chez les garçons et plus d’activités culturelles et bénévoles chez les filles.
  • Moins de 5 % des élèves du secondaire ne partici­pent pas à des activités à l’école ni à l’extérieur de l’école.

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