Formation et emplois

Les défis de l'assurance

Le manque de main-d’Å“uvre n’est pas le seul défi que l’industrie doit relever. Pierre Ménard, vice-président Ressources humai­nes chez TD Assurances, en énumère quelques-uns.

Comment se porte le domaine de l’assurance présentement?
Ça bouge vite. On est loin de l’image désuète du représentant qui cognait aux portes en soirée pour vendre de l’assurance. C’est une industrie en plein changement, il y a beau­coup de nouveaux défis.

Lesquels?
On met beaucoup d’emphase sur le recrutement et la formation, mais il faut aussi miser sur la rétention de la main-d’Å“uvre, offrir des possibilités d’avan­cement aux plus jeunes et engager à temps partiel les anciens qui sont à la retraite. La compétition est féroce, et on n’a pas intérêt à perdre les gens formés. De plus, le domaine est plus complexe qu’auparavant. Les clients sont renseignés et exigeants. Les produits doivent tenir compte des nouvelles réalités, par exemple les préoccupations environnementales, les chan­gements climatiques, les nouvelles énergies ou encore la protection de l’identité.

Ce qui signifie que les intervenants doivent avoir de plus en plus de connaissances…
Oui, il faut qu’ils maîtrisent autant les domaines de la vente et du service que de l’indemnisation. C’est pourquoi les futurs intervenants sont encadrés tout au long de leur cheminement. On n’improvise pas dans l’assurance, on ne court pas de risques, tout est planifié et structuré.

Pourtant, vendre une police d’assurance semble être à la portée de tous…
Effectivement, mais ce ne sont pas tous les intervenants qui sont à l’aise dans la relation avec le client. Pourtant, quand il a un problème, il veut un bon service. Nous sommes plutôt dans une relation d’aide que dans une relation de vente. C’est pourquoi nous mettons l’emphase sur cet aspect plutôt sur des notions de vente et de ratio.

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