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Immobilier: les coins les moins chers où acheter à Montréal 

Immobilier Montréal
Acheter une propriété à Montréal en 2022, ça gruge considérablement les économies. Métro a ciblé les secteurs les moins chers. Photo: Illustration Métro

Le budget est restreint, mais l’envie d’emménager dans une nouvelle propriété vous titille? Voici les arrondissements et quartiers les plus abordables à Montréal ainsi que leurs attraits respectifs.  

1. Montréal-Nord 

Les points positifs: ses parcs, sa certaine tranquillité, sa proximité avec Ahuntsic, ses belles rues. 

Pourquoi c’est moins cher: son emplacement moins près des quartiers centraux, éloigné des lignes de métro, sa vieille réputation de quartier «moins sécuritaire». 

L’avis du courtier: «Le quartier a eu une mauvaise réputation par le passé en raison de violences répétées. C’est du passé. Il y a de belles rues tranquilles, de beaux terrains et de beaux parcs. Un bon choix, beaucoup moins cher que son quartier voisin, Ahuntsic.» – Geneviève Langevin, courtière immobilière, Royal LePage Altitude.  

Les secteurs de prédilection:  

  • Entre Audoin et Saint-Vital (est-ouest) et entre Gouin et Fleury (nord-sud), c’est comme habiter à Ahuntsic sans payer le prix d’Ahuntsic. C’est vraiment limitrophe et les transports en commun sont accessibles, tout comme les commerces. 
  • Également entre Saint-Vital et Balzac (est-ouest) et Henri-Bourassa et Gouin (nord-sud), c’est tranquille et vraiment proche du bord de l’eau et des pistes cyclables, en plus d’être tout près du futur SRB sur Pie-IX. 

Prix médian (12 derniers mois) 

  • Unifamiliale: 415 000 $ 
  • Copropriété: 285 000 $
Photo Paul Hanaoka/Unsplash

2. Est de l’île 

Les points positifs: son air de campagne (même si on est en ville), son ambiance sereine, sa proximité avec l’eau, ses maisons très familiales, son abordabilité, ses nouveaux aménagements riverains.  

Pourquoi ce n’est pas cher: sa proximité avec les raffineries de l’est et le fait que ce secteur est moins bien desservi par les transports en commun. 

L’avis du courtier: «Les gens vont se tourner vers cet endroit avec la hausse des prix dans les autres secteurs, mais encore là, c’est surtout par compromis», Geneviève Langevin, courtière immobilière chez Royal Lepage Altitude. «Cela reste tout de même un beau quartier familial à ne pas négliger» – Nicolas Montmorency, courtier immobilier, Via Capitale Distinction.  

Le secteur de prédilection:  près du Vieux-Pointe-aux-Trembles, plus précisément près du boulevard Saint-Jean-Baptiste; un projet de revitalisation et des projets immobiliers sont en cours.  

Prix médian (12 derniers mois)

  • Unifamiliale: 445 000 $ 
  • Copropriété: 272 500 $ 

3. Anjou–Saint-Léonard 

Les points positifs: l’accès aux autoroutes 25 et 40, la tranquillité des rues, ses nombreux parcs, sa proximité avec les Galeries d’Anjou, son abondance de maisons unifamiliales, bien desservi par les transports en commun. 

Pourquoi ce n’est pas cher: son éloignement par rapport au centre-ville et la méconnaissance du secteur font baisser la demande. 

L’avis du courtier: «C’est un quartier familial, mais plutôt dépourvu de petites boutiques. Il conviendra à une famille qui priorise le fait d’avoir de l’espace, un terrain notamment, et qui compte faire du voyagement. C’est une vie plus lavalloise [ou banlieusarde], disons.» – Geneviève Langevin, courtière immobilière, Royal LePage.  

Les secteurs de prédilection:  

  • La rue Jarry, entre le boulevard Viau et le boulevard Langelier. Les nouveaux projets de condo y pullulent. Le prolongement de la ligne bleue rendra d’ailleurs le secteur encore plus attractif.  
  • Le boulevard des Galeries d’Anjou, de Beaubien en allant vers le nord, jusqu’à l’autoroute 40 et Langelier. Le prolongement de la ligne bleue jusque dans ce secteur offrira une plus grande accessibilité aux quartiers centraux. Et qui dit nouvelles stations de métro dit nouveaux commerces environnants, ce qui revitalisera le secteur et fera bondir le prix des propriétés. 

Prix médian (12 derniers mois)

  • Unifamiliale: 610 000 $ 
  • Copropriété: 338 870 $ 

4. Mercier–Hochelaga-Maisonneuve 

Photo : Etienne Delorieux/Unsplash

Les points positifs: son positionnement plutôt central, le cachet historique des bâtiments, sa diversité de propriétés (lofts, condos, plex), ses rues commerciales (Promenade Ontario), ses petites boutiques, ses bistros. 

Pourquoi ce n’est pas cher: certains coins sont plus défavorisés, ce qui fait hésiter certains acheteurs.  

L’avis du courtier: «C’est un secteur qui va encore se développer, et où il y a du transport. Il gagne à être connu. On aime ou on n’aime pas.» Geneviève Langevin, courtière immobilière, Royal LePage Altitude. 

«Il y a vraiment de l’engouement pour ce secteur » – Nicolas Montmorency, courtier immobilier, Via Capitale Dinstinction.  

Le secteur de prédilection: Tétreaultville, au sud de Sherbrooke. Pour ses prix abordables et sa proximité avec le centre-ville. Il y a de belles artères commerciales, des petits commerces de proximité avec en plus beaucoup de coopératives de résident.e.s et un nouveau complexe immobilier en construction. 

Prix médian (12 derniers mois) 

  • Unifamiliale: 520 000 $ 
  • Copropriété: 355 000 $ 

5. VilleraySaint-MichelParc-Extension 

 Les points positifs: ses espaces verts, son accessibilité, ses rues commerciales intéressantes, sa proximité avec le métro, ses petites terrasses, ses restaurants et sa vie de quartier bien vivante. 

Pourquoi c’est moins cher: sa proximité avec des secteurs plus défavorisés ou plus résidentiels (sans vie de quartier). 

L’avis du courtier: «C’est un quartier qui va prendre de la valeur» – Geneviève Langevin, courtière immobilière, Royal LePage Altitude.  

Le secteur de prédilection: Parc-Extension, à l’ouest du boulevard de l’Acadie. On y trouve beaucoup de commerces de proximité, dont des petits restos de quartier.  

Prix médian (12 derniers mois)

  • Unifamiliale: 617 000 $ 
  • Copropriété: 388 870 $ 

Sources: Baromètre résidentiel (2021); Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).  

Moins cher que chez le voisin! 

Pourquoi les prix baissent-ils dans un quartier et pas dans l’autre? 

D’après Charles Brant, directeur du service de l’analyse du marché à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, les prix sont établis selon la qualité et la disponibilité des propriétés (l’offre et la demande) ainsi que la démographie de chaque secteur. 

Selon lui, les arrondissements où le revenu moyen de la population est moins élevé se caractérisent généralement par une offre locative supérieure. «Il y a donc moins de copropriétés, moins de stock sur le marché de la revente et cela se traduit par moins de disponibilité», indique-t-il. 

Pourquoi un certain emplacement est-il plus en demande qu’un autre? 

Le transport en commun, la vie de quartier et la proximité avec les quartiers centraux expliquent ce phénomène, selon Geneviève Langevin, courtière chez Royal LePage Altitude. 

Elle remarque également que les investissements culturels et économiques font également beaucoup monter les prix.  

«Quand il y a des artistes ou des galeries qui s’installent dans le secteur, c’est présage d’augmentation, estime-t-elle. Ça veut dire plus de designers, plus d’artistes, plus de beau. […] Aussi, quand tu as des entreprises majeures, comme Ubisoft, qui viennent s’installer à un endroit, après il y a un boum.» 

Avec la collaboration de Coralie Hodgson, David Flotat et Jason Paré. 

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