Cinq escales de croisière à découvrir en Espagne
Quelle que soit la région par laquelle on aborde le pays, l’Espagne reste synonyme de soleil et de vacances. Si toute la côte méditerranéenne est effectivement attrayante, avec ses nombreuses plages, chaque région du pays a son caractère propre.
Alicante
Grande ville portuaire attrayante, baignée par les eaux de la Méditerranée, Alicante fait partie de la Communauté valencienne. Grecs, Romains, Arabes, musulmans, chrétiens, Anglais et Français ont lutté pour la conquérir, et elle fut enfin assiégée par les fédéralistes de Carthagène en 1873.
Avec ses magnifiques plages, ses fabuleux musées et ses monuments anciens, sans oublier son climat exceptionnel et son site naturel, la moderne Alicante attire son lot de visiteurs. Bien sûr, l’image la plus caractéristique d’Alicante est le château de Santa Bárbara, qui domine la ville sur sa colline. Mais la mairie, la cathédrale, le marché, le théâtre et le palais ont aussi leur cachet. La verte Alicante s’entoure de parcs et offre aux piétons une «esplanade» unique en front de mer, avec au sol de superbes mosaïques colorées, en plus des palmiers qui la surplombent et des cafés et bars qui la bordent.
Bilbao
Le Pays basque espagnol peut désormais compter sur sa métropole, Bilbao, pour se faire connaître dans le monde. En effet, grâce à l’extraordinaire musée d’art moderne et contemporain qu’est le Guggenheim de Bilbao, cette communauté autonome d’Espagne est devenue l’une des destinations les plus courues d’Europe.
Dès le 15 juin 1300, jour de la fondation de Bilbao par Diego López V de Haro, le vieux village maritime, relié au golfe de Gascogne par le fleuve Nervión, se transforma lentement en une ville noble, pour devenir la métropole portuaire d’aujourd’hui. Le site même de la ville est spectaculaire avec, tout autour, forêts et montagnes. Plusieurs monuments anciens, comme la cathédrale Santiago, l’église Saint-Vincent Martyr, le théâtre Arriaga et le palais Chávarri, sont autant de points de repère dans le ciel de Bilbao.
Carthagène
Au cœur des échanges méditerranéens depuis plus de deux millénaires, la ville de Carthagène a été fondée par les Carthaginois – qui lui donnèrent leur nom –, avant de devenir une importante cité romaine. Le port, niché au creux d’une large baie s’enfonçant dans le littoral rocailleux, est dominé par les cinq collines du centre historique. La ville conserve une partie de sa muraille, rebâtie au XVIIIe siècle sur ordre du roi Charles III, et a aménagé plusieurs musées intéressants autour des sites de fouilles archéologiques.
Coiffant la colline du même nom, le château de la Concepción veille sur la ville et le front de mer depuis au moins huit siècles. Remanié après que les chrétiens eurent repris la ville aux Maures vers 1256, puis à nouveau aux XVIIe et XVIIIe siècles, il abrite aujourd’hui le Centre d’interprétation de l’histoire de Carthagène. Celui-ci couvre près de 2300 ans d’histoire, depuis la fondation de la ville en 229 av. J.-C. On peut aussi y voir des citernes romaines.
Une passerelle prolongée d’un ascenseur permet de redescendre sur le versant est de la colline, jusqu’à l’amphithéâtre romain (Ier siècle), réoccupé par la Plaza de Toros.
Almería
Grande ville portuaire de l’Andalousie, Almería est connue pour son ancienne forteresse arabe et sa cathédrale du XVIe siècle. À une trentaine de kilomètres à l’ouest de la ville s’étendent les grandes cultures sous serres de la région.
Datant du Xe siècle, l’Alcazaba, une forteresse juchée sur les hauteurs de la ville, est dotée de murailles, de tours, de squares, de maisons et d’une mosquée. Construit par les Arabes en 995, l’ensemble fut agrandi deux fois au cours du XIe siècle. On y retrouve d’ailleurs deux enceintes: la première correspondant au premier camp musulman, et la seconde, la plus moderne, constituant le lieu de résidence des gouverneurs, de leurs soldats et de leurs serviteurs.
Présentant une architecture de transition entre le gothique tardif (le plan intérieur) et le style Renaissance (les deux portails de 1550 et 1573), la Catedral de la Encarnación, dont la construction a été entreprise en 1524, fut remodelée au cours des siècles suivants. Plus grand édifice de culte catholique de la ville, la cathédrale-forteresse était à l’époque également destinée à la défense d’Almería contre les attaques des pirates qui écumaient la mer Méditerranée.
Dans la partie la plus élevée de la ville, soit la colline de San Cristóbal, se trouvent les ruines d’un château fortifié par les Rois Catholiques.
La Corogne
Grande ville portuaire de Galice, Communauté autonome du nord-ouest de l’Espagne, La Corogne, ou A Coruña en galicien, fait face à l’océan Atlantique sur sa presqu’île. La cité est bien connue pour sa tour d’Hercule, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2009, qui est le seul phare romain et le plus ancien phare au monde qui soit toujours en activité.
Cité historique aux beaux édifices, elle recèle aussi des façades modernes inspirées de l’Art déco. Le palais María Pita, un des joyaux architecturaux de La Corogne, abrite l’hôtel de ville sur la place du même nom. Des sculptures en forme de menhirs ont été érigées dans la ville en hommage aux anciens peuples de Galice et aux victimes d’un massacre perpétré pendant la guerre civile espagnole.

Ce texte est tiré du guide Croisières en Méditerranée d’Ulysse.



