Lieux historiques à visiter pour la Journée nationale des patriotes
Célébrée chaque année le lundi qui précède le 25 mai, la Journée nationale des patriotes vise à commémorer les luttes des patriotes de 1837-1838 pour la liberté, la reconnaissance nationale du peuple québécois et la démocratie. Voici quelques lieux historiques qui ont marqué la lutte des patriotes en 1837-1838.
Saint-Denis-sur-Richelieu
Au cours des années 1830, Saint-Denis-sur-Richelieu fut le lieu de grands rassemblements politiques et le siège des Fils de la Liberté, ces jeunes Canadiens français qui voulaient faire du Bas-Canada (le Québec d’aujourd’hui) un pays indépendant. Plus important encore, Saint-Denis-sur-Richelieu a été le théâtre de l’unique victoire des patriotes sur les Britanniques lors des Rébellions de 1837-1838.
La Maison nationale des Patriotes (610 ch. des Patriotes) abrite depuis 1988 un intéressant centre d’interprétation portant sur les Rébellions de 1837-1838 et l’histoire des patriotes. On y décrit les principales batailles des Rébellions et les causes de cette insurrection qui a profondément marqué la région du Richelieu et le Québec tout entier. Le centre d’interprétation propose aussi des tours guidés du village de Saint-Denis, afin de mettre en contexte les différents éléments d’information qui concernent les Rébellions. Un monument dévoilé en 1913 honore la mémoire des patriotes de Saint-Denis au centre de l’agréable parc des Patriotes, voisin de la Maison nationale des Patriotes.
Une récente statue de Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote, s’élève à côté de l’hôtel de ville, tout près de la Maison nationale des Patriotes. Instigateur héroïque du mouvement des patriotes, Louis-Joseph Papineau demeure sans contredit un acteur important dans le démantèlement d’un régime politique inacceptable pour le peuple du Bas-Canada.
Mont-Saint-Hilaire
Le Manoir Rouville-Campbell (125 ch. des Patriotes S.), d’allure médiévale, n’en demeure pas moins l’une des plus splendides résidences seigneuriales du Québec. En face se dresse le monument aux Patriotes de Mont-Saint-Hilaire.
Saint-Eustache
L’église Saint-Eustache (123 rue St-Louis) a été érigée en 1783. La présence de deux clochers témoigne de la prospérité de l’endroit dans les années précédant les Rébellions de 1837-1838. Le 19 décembre 1837, alors que Jean-Olivier Chénier et 150 patriotes s’enfermèrent dans l’édifice afin de résister aux troupes britanniques, le général Colborne fit bombarder l’église, dont il ne restera que les murs à la fin de la bataille, et fit ensuite incendier la plupart des maisons du village, dont celle de Chénier.
Saint-Eustache mettra plus de 30 ans à se relever de ce saccage. L’église, dont la reconstruction à partir des murs en pierre et de sa façade sera terminée en 1841, porte encore les traces des durs combats qui eurent lieu en ses murs. On l’aura deviné, l’église de Saint-Eustache occupe une place privilégiée dans le cœur des Québécois. Un monument aux Patriotes, le presbytère et le couvent (1898) avoisinent l’église.
Le manoir Globensky (235 rue St-Eustache) était autrefois la propriété de Charles-Auguste-Maximilien Globensky, époux de l’héritière de la seigneurie de Saint-Eustache, Virginie Lambert-Dumont. Il abrite la Maison de la culture et du patrimoine de Saint-Eustache, qui présente des expositions concernant entre autres l’histoire de l’insurrection des patriotes de Saint-Eustache de 1837.
Montréal
La Prison des Patriotes-au-Pied-du-Courant (903 av. De Lorimier) est appelée ainsi parce qu’elle est située en face du fleuve, au pied du courant Sainte-Marie, qui offrait autrefois une certaine résistance aux navires entrant dans le port. Elle est aussi connue sous le nom de la Prison des patriotes. Il s’agit du plus ancien bâtiment public subsistant à Montréal.
Entre 1986 et 1990, le gouvernement du Québec a procédé à la démolition des ajouts et a restauré la prison, ravivant le souvenir des événements tragiques qui y ont pris place peu après son inauguration. C’est en effet en ces murs qu’ont été exécutés 12 des patriotes ayant pris part à l’insurrection armée de 1837-1838 qui recherchait l’émancipation du Québec; parmi eux, le chevalier de Lorimier a laissé son nom à l’avenue voisine. Cinq cents autres y ont été emprisonnés, avant d’être déportés vers les colonies pénitentiaires de l’Australie et de la Tasmanie, dans le Pacifique Sud.
Un beau monument aux Patriotes, œuvre d’Alfred Laliberté, se dresse sur les terrains de l’ancienne prison. Situé au sous-sol de l’édifice du Pied-du-Courant, le centre d’exposition La-Prison-des-Patriotes présente une exposition thématique sur les rébellions de 1837-1838, leurs enjeux et conséquences.
Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges (4601 ch. de la Côte-des-Neiges) est une véritable cité des morts, puisque près d’un million de personnes y ont été inhumées depuis 1855, date de son inauguration. Le cimetière peut être visité tel un «Who’s Who» des personnalités du monde des affaires, des arts, de la politique et de la science au Québec. Un obélisque à la mémoire des victimes des rébellions des patriotes de 1837-1838 et plusieurs monuments réalisés par des sculpteurs de renom parsèment les 55 km de routes et de sentiers qui sillonnent les lieux.




