Les vacances? Jamais sans mon laptop!
Notre journaliste est présentement au Maroc après avoir séjourné en Afrique du Sud.
L’ordinateur portable est devenu à ce point indispensable à de nombreux jeunes qu’ils l’emmènent avec eux, dans leur sac à dos quand ils partent en voyage. Un phénomène récent?
«Oui, déclare Lisa, la gérante d’Ashanti Lodge, une auberge de jeunesse située à Cape Town, en Afrique du Sud. Avoir la connexion internet sans fil est devenu nécessaire pour ne pas perdre la clientèle qui vient avec son laptop.»
De quel genre de voyageurs s’agit-il au juste? Des gens comme Franz, un backpacker allemand de 29 ans qui confie que la présence ou non d’une connexion WiFi fait partie de ses critères de sélection quand il choisit une auberge de jeunesse. «Avoir son laptop avec soi, c’est comme avoir un petit bureau en vacances», confie le jeune homme.
Un avis partagé par Julien, un Francais diplômé en hôtellerie venu améliorer son anglais en Afrique du Sud.«Là, je viens de lancer un message sur un groupe Facebook comprenant 25 000 professionnels de l’hôtellerie leur indiquant que je cherchais du travail. Ça me permet de gagner du temps par rapport au moment où je devrai rentrer en France pour chercher un emploi», explique-t-il.
Difficile de décrocher
La dizaine de personnes interrogées indiquaient toutes passer plus d’une heure par jour à vérifier leurs courriels, à téléphoner grâce à Skype ou à alimenter leur page Facebook. Aucune n’a déclaré à Métro qu’elle surfait sur le web pour trouver des activités intéressantes à faire dans le pays visité.
Voyager en auberge de jeunesse est pourtant le moyen idéal pour faire des rencontres et s’ouvrir à des cultures différentes. Mais rivés à leur ordinateur une bonne partie du temps, certains semblent coupés du monde extérieur.
Parlez-en à Meindert. Isolé dans un coin du bar de l’auberge de jeunesse et malgré la frénésie ambiante, ce Hollandais de 32 ans joue au poker sur son laptop. N’a-t-il pas l’impression de manquer quelque chose en restant scotché à son écran? «Je suis en train de sortir d’un burnout, alors j’ai besoin de me retrouver avant de socialiser», confie ce consultant en informatique qui a pris une année sabbatique pour faire le point.