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Le côté sucré du Ghana

Klass Boomsma - Metro World News

Depuis le 18e siècle, le Ghana est reconnu comme étant un pays exportateur d’or. Le cacao, le nouveau produit d’exportation numéro un du Ghana, est beaucoup plus économique que l’or, mais il n’en est pas moins séduisant. Le Ghana est le deuxième pays producteur de cacao du monde, après la Côte d’Ivoire. Il exporte environ 480 tonnes de fèves de cacao par année.

Le pays possède des plages magnifiques dans le sud, une culture tribale riche ainsi que des forêts et des collines vertes époustouflantes, mais une visite dans une plan­tation de cacao donne un aperçu intéressant du mode de vie des habitants de ce pays. La saison de la récolte du cacao s’étend d’octobre à décembre. Les Ghanéens sont fiers de montrer comment ils produisent l’«or brun», dont leur économie dépend dans une large mesure.

Le soleil, la pluie et la fertilité du sol créent des conditions de croissance optimales pour le cacao, lequel est culti­vé à petite échelle, principa­lement dans des villages du sud et des environs de Koumassi, la ville de résidence du roi des Ashantis, le souverain traditionnel du pays, à cinq heures de route au nord d’Accra. Les agriculteurs cultivent de petits lots allant jusqu’à 10 hectares. Les cacaoyers sont cachés dans les bois, où ils obtiennent la bonne quantité de soleil et d’ombre. Le cacao pousse dans les arbres. Les fèves croissent dans des cosses qui sont prêtes à être récoltées lorsqu’elles sont jaunes. Au plus fort de la saison des récoltes, les villageois s’aident mutuellement à récolter les cosses de cacao. Dans tous les villages, les fèves de cacao sont placées sur de longues tables pour fermenter, puis sécher, avant d’être expédiées dans des entrepôts, d’où elles sont ensuite exportées partout dans le monde. Très peu de chocolat est fabriqué en Afrique, car il est hors de prix pour les habitants. 

À la suite de la réaction du gouvernement devant la pression exercée par l’Occident, l’essentiel du cacao est produit par des agriculteurs et des coopératives selon les principes du commerce équitable : aucune main-d’œuvre enfantine n’est employée, un prix honnête est fixé pour les produits agricoles, et les profits sont investis dans l’éducation et la culture.

Vous pouvez en apprendre davantage sur le commerce du cacao à l’Institut de re­cherche du Ghana sur le ca­cao, situé à Tafo, au nord de Koumassi. Les chercheurs de l’institut s’efforcent constamment de trouver des métho­des efficaces et durables pour cultiver le cacao. Vous pouvez y faire des provisions de gin, de maquillage et de lotion à base de cacao et, bien en­tendu, de chocolat tropical, qui résiste à des températures élevées.


  • Trois choses à faire


Hébergement

L’hôtel Little Acre est situé à Aburi, à seulement 25 mi­nutes de l’aéroport. Tarif à partir de 27 $. À Koumassi, descendez à l’hôtel Sanbra, à proximité du centre-ville. Tarif à partir de 40 $ la nuit.

Détente
Le centre de villégiature Elmina Bay Resort est érigé sur une plage de palmiers bordant l’océan Atlantique. C’est l’endroit idéal pour vivre une expérience tropicale relaxante.

Découverte
Visitez le fort d’Elmina, à Cape Coast, construit en 1482 par les Portugais. Il a été transformé en centre de la traite des esclaves lorsque les Néerlandais en ont pris possession en 1637.

  • Bloc-note

Magasinage
À Accra, vous devez aller au marché de Makola, sur le chemin Kojo Thompson, pour y acheter des épices, des fruits et des souvenirs. Vous devez aussi visiter le très grand et animé marché central de Koumassi. S’y perdre fait partie du plaisir!

Déplacements en taxi

Dès votre arrivée à l’aéroport de Kotoka, à Accra, la capitale, vous serez médusé par le nombre de chauffeurs de taxi qui vous offriront leurs services. Si vous n’avez pas envie de négocier ou si vous craignez de payer beaucoup trop cher, demandez à votre agence de voyages de vous trouver un guide local.

Gastronomie

Le «fufu», un morceau de farine de manioc pétri en forme de beignet qui est servi avec une soupe rouge épicée, est une spécialité ghanéenne. Il est possible de le commander avec du poulet, du bœuf ou de la chèvre. On finit par aimer! Si vous n’osez pas tenter l’aven­ture, vous trouverez des plats de riz et de poulet sur chaque menu.  

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