Dérangement 21 au Collège Ahuntsic
Pour Josée Déziel, présidente du Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic, le litige dépasse les questions purement salariales. « C’est la première fois que notre profession est évaluée, il est normal que nous souhaitions que cette évaluation reflète les réalités d’un professeur au collégial. Nous continuerons la mobilisation aussi longtemps qu’il le faudra pour que le Conseil du trésor reconnaisse l’ensemble de nos tâches et notre appartenance à l’enseignement supérieur », affirme-t-elle.
Au Collège Ahuntsic, les enseignants bénéficient du support de toute la communauté. Les syndicats des professionnels, du personnel de soutien et des étudiants ont témoigné leur appui. Une résolution de soutien a aussi été adoptée par le Conseil d’administration du Collège.
Le Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic déplore aussi l’incertitude par rapport à la reconnaissance des diplômes de maîtrise et de doctorat. « Nous prenons note des récentes déclarations publiques de M. Bédard, mais nous aimerions que celles-ci se rendent aux oreilles de ses négociateurs. Pour l’instant, nous perdons un rangement dans la structure salariale du gouvernement et la reconnaissance de nos diplômes est menacée », conclut Josée Déziel.
Cette mobilisation survient dans le cadre des travaux d’évaluation des catégories d’emploi mixtes des secteurs public et parapublic québécois. Ces travaux ont pour but de fixer le rangement des catégories d’emploi dans la structure salariale du secteur public. Le principal litige entre le Conseil du trésor et la partie syndicale porte notamment sur l’absence de reconnaissance du travail collectif, comme le choix de l’ensemble des disciplines qui feront partie des programmes d’étude, la gradation des apprentissages, les contenus des cours ainsi que ceux des laboratoires et des stages.