Dix-neuf engins explosifs découverts dans une résidence
Le robot du GIT a été utilisé pour fouiller la résidence et retirer divers objets dont les explosifs de fabrication artisanale.
Des explosions ont été entendues dans la soirée du 17 mai, alors qu’auparavant, dès la matinée en fait, une cinquantaine de maisons situées sur les deux côtés de la rue avaient été évacuées.
Les résidents ont pu retourner chez eux dimanche dans la matinée.
Ce sont des proches du jeune homme qui ont alerté la police la journée même de l’intervention. Selon le SPVM, la famille venait de découvrir l’entreposage de ces explosifs. Le jeune homme, âgé de 18 ans, a été arrêté également ce jour-là.
Les enquêteurs ont également trouvé des armes dans le domicile sans que leur nombre ou leur nature ne soit encore rendu public.
Jordi Antunes Barros a comparu le 19 mai, au palais de justice de Montréal.
Il est poursuivi sous les chefs d’inculpation de fabrication et/ou possession d’une substance explosive avec l’intention de mettre la vie en danger, de possession de poudre explosive et de matériel incendiaire, ainsi que de possession d’armes dans un dessein dangereux.
Selon les informations recueillies auprès de la police, le jeune homme ne serait lié à aucun groupe criminel ou terroriste.
Il devait rencontrer un spécialiste d’urgence psychosociale le 20 mai, alors que son enquête pour remise en liberté se poursuivait.
Retour à la normale
La rue Robertine-Barry avait retrouvé son calme habituel après le tumulte vécu toute la journée de samedi et une partie de dimanche. La famille du jeune homme rencontrée à l’entrée de sa résidence devisait sur ce qui lui arrivait.
Visiblement épuisés, les membres de la famille refusent toute entrevue avec la presse.
« Nous avons pris la décision de ne plus parler aux médias, nous avons dit ce que nous avions à dire », lance-t-on.
Une décision qu’ils s’expliquent par les préoccupations actuelles avec l’affaire de leur fils.
La famille s’était confiée à la chaîne de télévision TVA Nouvelles. La mère avait indiqué que son fils souffrait de dépression et n’avait pas l’intention de faire du mal à autrui. « Je suis sûre qu’il préparait quelque chose de grand pour lui-même », a-t-elle déclaré.
Les résidents de la rue ont quant à eux retrouvé doucement la quiétude après les émotions vécues la fin de semaine.
« Samedi, je revenais des courses », raconte Jessy. Elle habite quasiment en face des Antunes. « Les policiers ne m’ont pas laissé entrer dans la rue et m’ont dit d’évacuer la maison immédiatement. » Elle a juste eu le temps de prendre quelques affaires avant de se rendre chez sa famille. « J’ai passé la nuit chez ma mère. Le lendemain j’ai appelé une voisine qui n’avait pas été évacuée et qui m’a informé que les gens pouvaient regagner leurs domiciles. »
Les personnes évacuées qui n’ont pas pu aller chez des proches avaient été prises en charge par la croix rouge.
L’opération policière avait duré plus de 15 heures.