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Définir le logement familial

Fabien Jean-Simon - TC Media
Le Courrier poursuit la publication de l’entrevue menée avec Étienne Brunet, conseiller associé en grands projets, habitation et logement social au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal. Cette semaine, l’élu du district du Sault-au-Récollet discutera d’une définition claire de ce que l’on entend par logement familial.

En ce moment à Montréal, les élus ne disposent pas des outils nécessaires pour légiférer sur une typologie claire du logement familial. Par conséquent, il devient difficile pour la ville d’exiger que les promoteurs d’envergure comme Samcon, Prével ou Musto – et même les plus petits investisseurs – intègrent à leurs projets des unités d’habitation qui répondent aux besoins des familles.

«Le logement familial, ça commence à combien de chambres? De quelle grandeur sont ces chambres? Quelle est la superficie totale de l’habitation?, questionne M. Brunet Il faut établir un minimum de pieds carrés pour pouvoir qualifié le logement familial. Mais on pourrait amener ça plus loin aussi, en réclamant que soit inclus de l’espace de rangement pour les vélos ou l’équipement de hockey. Si, en banlieue, les familles ont des cabanons, ce n’est pas le cas en ville.»

En attente de pouvoirs délégués

Les demandes ont été formulées à Québec pour penser cette typologie. «Normalement, ces requêtes ont été intégrées à l’avant-projet de la nouvelle loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU). Ce document prévoit justement une délégation de pouvoir à Montréal pour légiférer sur cette typologie. Donc on l’attend!», de s’exclamer le conseiller.

Ce qu’il y a de particulier avec ces demandes formulées au gouvernement provincial, c’est qu’il y a consensus sur la question à l’Hôtel de Ville. «Tous les partis politiques municipaux ont adressé cette requête», spécifie-t-il.

En plus, cette dévolution de pouvoir de Québec vers Montréal est une modification législative: elle n’implique donc aucun coût. «Pourquoi sommes-nous encore en train d’attendre après un changement qui ne leur coûte pas un sou?, déplore M. Brunet. Donnez-nous les outils pour qu’on puisse développer de façon convenable pour tous et selon les besoins de notre population. Ce n’est pas vrai qu’une loi qui est appliquée dans une municipalité de 5000 habitants et moins va être applicable à Montréal».

Pour conclure, M. Brunet concède qu’à Vision Montréal, on s’attendait à ce que le gouvernement de Pauline Marois aille de l’avant avec ce dossier. «C’était en chemin sous la gouverne libérale, mais là, malgré des pressions politiques, on dirait que ça été mis sur la glace. On attend encore.»

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