La violence conjugale au centre de la cible
Au Service de police de la Ville de Montréal, 156 cas de violence conjugale ont été enregistrés par le poste de quartier (PDQ) 10 l’année passée. Une hausse de 35 cas par rapport à 2011 et de 41 cas par rapport à 2010.
«Il faut voir si cette augmentation n’est pas liée au travail que l’on fait auprès des intervenants», se demande le commandant Roger Bélair en entrevue avec le Courrier. Il faut dire que tout un quartier est en train de se mobiliser pour prévenir la violence conjugale.
Un des éléments clé de cette prévention: la dénonciation. «On en parle plus, c’est donc plus visible», souligne-t-il.
Le PDQ 10 a dans ce cadre participé à une table de concertation sur la violence conjugale pour la formation des intervenants de protection de la femme. «On a traité du volet policier, du volet juridique et de la détection des codes de violence conjugale», indique le commandant.
«C’est une problématique complexe, commente-t-il. On ne parlait pas des conséquences collatérales, on ne parlait pas des enfants des grands-parents. Tout le monde est dérangé par cela. Tout le monde en est victime», précise-t-il.
C’est cette ampleur qui donnera lieu à la mise en place du projet Spectre en 2013. Il concernera tous les PDQ.
«C’est un projet qui va améliorer le suivi dans les dossiers et retirer les menaces dans le noyau familial. Un suivi qui est à l’image de ce qui se fait dans les cas de disparitions», souligne Roger Bélair.
Le langage des chiffres
L’an dernier, il y a eu plus de vols de et dans les véhicules qu’en 2011, mais moins qu’en 2010. «C’est une forme de criminalité très mobile, explique le commandant. Une bande spécialisée dans ce genre de délinquance peut agir partout sur un territoire.»
Le nombre de méfaits n’est significatif ni d’une délinquance plus importante, ni d’une criminalité locale, estime-t-il.
Aussi, il y a eu moins de domiciles illégalement visités, avec 255 plaintes enregistrées. Les policiers donnent des conseils aux résidents lors de leurs interventions, ce qui peut contribuer à leur vigilance.
«On a souvent affaire à des vagues, développe le commandant. Un individu commet des vols. Plus c’est facile, plus il en commet et fatalement, plus il risque de se faire prendre. Quand il est attrapé, on a une personne qui a fait 30 ou 40 vols en une semaine ou deux. À la fin de l’année on se ramasse avec 50 crimes, mais dans nos chiffres on a deux individus qui ont commis tous ces crimes.»
Au-delà du travail ordinaire de police, en 2013, le PDQ 10 programmera la tournée des résidences pour personnes âgées pour sensibiliser les aînés aux fraudes dont ils peuvent être victimes. Un calendrier opérationnel local a aussi été mis en place pour lutter contre les infractions au code de la route.