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Centres de compostage : Les jeux sont-ils faits?

Dans un communiqué publié le 20 mars dernier, Josée Duplessis, responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la ville de Montréal, annonçait l’autorisation d’emprunt de 170 millions de dollars pour la réalisation de quatre centres de compostage des déchets organiques.

Cette autorisation d’emprunt signifie que les projets sont mis sur rails même si: «ce n’est pas de l’argent qui est effectivement mis à disposition, mais une limite d’emprunt autorisée par le comité exécutif de la ville», comme l’explique Harout Chitilian, conseiller de la ville pour le district de Bordeaux-Cartierville.

Il faut savoir que les projets de centres de compostage ne seront pas financés par la ville uniquement. D’autres paliers doivent intervenir à ce sujet.

«Nous venons de franchir une étape importante dans le processus qui va nous mener à une gestion plus verte et plus durable des matières organiques du territoire de l’agglomération de Montréal. Notre objectif est de faire de Montréal un leader nord-américain de l’industrie de l’environnement et des technologies propres d’ici 2020, et les centres de traitement et de prétraitement qui seront mis en place s’inscrivent directement dans cette volonté», a déclaré Mme Duplessis dans le communiqué du 20 mars. Cependant le communiqué n’évoque aucunement les importantes réserves et recommandations du rapport de l’Office de consultation publique de Montréal, ni les oppositions et doutes exprimés par la population.

Loin de la coupe aux lèvres

«Il n’y a rien de nouveau dans ce communiqué», a indiqué le Dr Girard, président du conseil exécutif du regroupement Saraguay-Cartierville, le comité citoyen créé à Bordeaux-Cartierville pour suivre l’évolution du projet de centre de compostage de Saint-Laurent. «Je pense que c’est le dernier communiqué que nous aurons à ce sujet avant longtemps», a-t-il indiqué.

Le même communiqué souligne: «Les technologies sélectionnées pour le traitement des matières organiques ont des effets positifs sur l’environnement en raison de la production de matières fertilisantes et d’énergie renouvelable. De plus, les centres contribueront à la lutte aux changements climatiques en réduisant le transport des matières résiduelles hors agglomération ainsi qu’en diminuant les émissions de méthane des sites d’enfouissement causées par la fermentation des matières organiques. Grâce à ce projet, Montréal réduira ses émissions de gaz à effet de serre d’environ 21 000 tonnes par année, soustraira de l’enfouissement près de 220 000 tonnes de matières résiduelles par an et produira 8 millions de mètres cubes de biogaz annuellement».

Mobilisation

Est-ce à dire que le choix des technologies de traitement a été opéré? C’est une des interrogations soulevées par les opposants aux projets. Pour Harout Chitilian: «rien n’est encore décidé et c’est un dossier à suivre». Le Dr Girard indique pour sa part qu’une rencontre d’information est prévue le 25 avril pour expliquer aux riverains du futur centre de compostage de Saint-Laurent, situé dans Bordeaux-Cartierville, les enjeux qui s’en rapportent. «Nous voulons aussi avoir un mandat pour les représenter», indique-t-il.

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