Dix ans de confidences d'adolescents
Le taux de suicide chez les adolescents québécois est en baisse constante depuis 1995. Reste que, pour le président-fondateur de Réseau Ado du Québec, Claude Poirier, «chaque fois qu’un jeune se suicide, c’est un de trop». Ainsi, pour continuer de visiter les écoles, l’organisme amassera des fonds lors d’une soirée-anniversaire le vendredi 27 janvier.
Selon M. Poirier, lors des ateliers de prévention de l’organisme, une moyenne de 14% des jeunes à risque de dépression ou de suicide sont détectés, grâce à un questionnaire. De ce groupe, «de 3 à 5% sont pris en main le jour-même par des intervenants, et dirigés vers les ressources appropriées».
Depuis 10 ans, 24 000 jeunes ont été rencontrés par les animateurs, des étudiants universitaires en psychologie ou en psychiatrie pour la plupart. Près de 1000 jeunes ont été référés à de l’aide extérieure.
Milieux différents, problèmes différents
«Chaque région a ses problématiques, affirme M. Poirier. En général, les écoles privées ont un niveau de risque plus élevé.» À cause des emplois prenants des parents, les jeunes sont plus laissés à eux-mêmes, élabore-t-il, tout en précisant toutefois qu’aucun chiffre ne confirme ses propos.
En revanche, une étude gouvernementale démontre que les immigrants sont nettement moins susceptibles de se suicider que les Canadiens de naissance. Le taux de suicide annuel moyen de 1995 à 1997 était de 6,8% chez les immigrants, contre 15,6% chez les personnes nées au Canada. De plus, les taux de suicide sont moins élevés chez les immigrants établis à Toronto, à Montréal et à Vancouver que chez ceux vivant ailleurs au Canada.
Réseau Ado du Québec: 514 219-7296; www.reseauado.org
Soirée 10e anniversaire le vendredi 27 janvier, 18h, à l’Auberge Universel, 5000, rue Sherbrooke Est, à Montréal.