Le marquage des pistes cyclables tarde à se faire
Les marquages au sol pour les liens cyclables tardent à être achevés à Ahuntsic-Cartierville, suscitant l’étonnement des usagers du vélo. Pour eux, c’est une question de sécurité alors que l’arrondissement soutient que son programme de marquage avance normalement.

«En juin et toujours rien de peint pour protéger nos cyclistes», s’est insurgé Richard Williams sur Twitter en publiant l’image d’un pictogramme effacé sur la rue Prieur, près de Grande Allée. «Et c’est partout pareil», s’est il indigné en entrevue avec le Courrier.
Une simple virée à Ahuntsic-Cartierville permet effectivement de se rendre compte que l’image du cycliste sur la chaussée n’a pas été rafraîchie, sur certaines rues il est carrément effacé. Même sur la rue Lajeunesse où un traçage tordu effectué en avril été refait deux fois, le symbole sur la bande cyclable n’a pas été apposé.
Le marquage au sol n’a rien d’un élément décoratif pour les cyclistes. «Il est essentiel pour le partage de la route. Il permet de déterminer précisément où se trouve une bande cyclable», observe Marc Jolicœur, directeur de la recherche chez Vélo-Québec.
C’est aussi un moyen d’assurer la sécurité des utilisateurs. «Dans les rues secondaires un peu étroites, cela permet aux automobilistes de prendre la mesure réelle de la partie réservée aux vélos, qui est plus importante que ce qu’ils imaginent», explique-t-il.
Travail en cours
À l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, on atteste que le travail est en cours. Le marquage se fait deux fois par an, d’avril à novembre. Il est effectué par les cols bleus de Rosemont–La Petite-Patrie.
«S’il n’est pas refait, cela ne devrait pas tarder, souligne Michèle Blais, chargée de communication à l’arrondissement. Nous travaillons essentiellement de nuit, et lorsqu’il ne pleut pas.»
Il y a 44 km de voies cyclables à Ahuntsic -Cartierville et il est prévu d’ajouter cette année 1,2 km pour rallier l’angle des rues Prieur et Tolhurst au parc Marcelin-Wilson en passant par la rue Meilleur et le boulevard Henri -Bourassa.
Pour toute la Ville de Montréal, ce sont 350 kilomètres de pistes à peindre et environ 18 000 symboles à apposer sur le passage réservé aux vélos, précise-t-on.
Le représentant de Vélo-Québec souhaite que le marquage dure plus longtemps pour qu’on n’ait pas à le refaire chaque année.
«On pourrait utiliser des produits plus résistants, mais une peinture qui serait bonne pour dix ans dans un autre pays ne durerait pas plus de deux ans sous notre climat», reconnaît-il. Le produit coûterait plus cher sans pour autant être plus efficace.
M. Jolicœur se veut toutefois rassurant, jamais son organisme n’a observé un retard dans le marquage qui se serait étalé jusqu’à l’automne.