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Il y a 20 ans, un policier était tué à Anjou

Photo: Gracieuseté, SPVM

Il y a 20 ans jour pour jour, un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) était tué lors d’une fusillade dans l’arrondissement d’Anjou.

Le 28 février 2002, vers 10h, les agents Benoît L’Écuyer et Michel Bilodeau se lancent à la poursuite d’un véhicule occupé par trois jeunes sur la voie de service de l’autoroute 40, en direction est.

Face au refus du conducteur d’immobiliser son véhicule, les policiers provoquent une collision avec leur auto-patrouille, à la hauteur du boulevard Ray-Lawson, peut-on lire sur le site du SPVM.

Deux occupants du véhicule intercepté prennent alors la fuite à pied en direction est, tandis que le conducteur enjambe le muret de séparation pour se retrouver sur l’autoroute métropolitaine, poursuivi par l’agent Benoît L’Écuyer. Un échange de coups de feu entre le suspect et l’agent L’Écuyer a lieu, au cours duquel le policier est atteint de plusieurs balles.

L’agent Bilodeau, des membres des services d’urgence et des citoyens accourus sur les lieux tentent de réanimer l’agent L’Écuyer, mais son décès est finalement constaté à 11h35 à l’hôpital Santa Cabrini.

L’un des projectiles serait entré par l’épaule du policier pour transpercer l’un de ses poumons et son cœur, selon les informations dévoilées lors du procès.

Âgé de 29 ans et père de deux enfants, Benoît L’Écuyer était à l’emploi du SPVM depuis le 30 janvier 1995.

Cinq jours après son décès, un cortège d’environ 3000 policiers défile jusqu’à la basilique Notre-Dame où se tient une cérémonie en présence du maire de Montréal, Gérald Tremblay, et du ministre de la Sécurité publique, Normand Jutras.

La veuve du policier, Anick Royer, y fait la lecture du texte Ne pleurez pas si vous m’aimez!, de Saint-Augustin.

Une cavale de plusieurs jours

Selon le SPVM, Stéphane Boucher, l’homme qui a tué de quatre balles l’agent L’Écuyer, était déjà recherché pour de nombreux vols qualifiés.

Après une cavale de quatre jours, il est capturé dans un domicile à Saint-Jean-sur-Richelieu par les policiers, qui ont été alertés par une connaissance du suspect.

Il sera reconnu coupable de meurtre au premier degré et condamné à une sentence de prison à vie en novembre 2003.

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