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Une entreprise de cartes de souhaits de Verdun rayonne au Canada

Julie Durocher. Photo: Katrine Desautels

Les Verdunois Julie Durocher et Alexandre Lanthier sont les propriétaires de l’entreprise Jules la mouche qui produit des cartes de souhaits écoresponsables. Même si la pandémie leur a mis des bâtons dans les roues, leur entreprise continue d’être une référence lorsque vient le temps d’offrir une carte pour une occasion spéciale.

Tout a débuté en 2010, alors que Mme Durocher était en congé de maternité. À cette époque, elle ne s’attendait pas à ce que son entreprise devienne aussi populaire.

Étant photographe de profession, Julie Durocher avait beaucoup de photos en banque. «On s’est dit que ce serait plaisant d’utiliser ces images pour en faire une entreprise de cartes de souhaits», explique Mme Durocher, ajoutant qu’elle voyait cette occupation comme un petit emploi en parallèle de son métier de photographe.

Finalement, il en fut autrement. Les cartes Jules la mouche sont à l’heure actuelle vendues dans plus de 350 boutiques au Canada.

Les cartes de l’entreprise verdunoise se distinguent notamment par leurs aspects écologiques: elles sont faites 100% de papier recyclé et n’ont aucun emballage. De plus, elles se démarquent par leur format carré sans texte. Les modèles pour Noël ont aussi un petit côté comique. Par exemple, l’un d’eux présente le père Noël dans une buanderie faisant sa lessive, ou un autre dans un restaurant avec une montagne de biscuits. 

Mme Durocher constate que la tradition d’offrir une carte pour une occasion spéciale perdure au fil des ans. «Quand on est arrivé en 2010, c’était un peu la fin de l’âge d’or du temps où les gens s’envoyaient des cartes», explique-t-elle.

Cependant, l’entrepreneure remarque toutefois qu’il reste encore une part de marché assez active qui continue d’offrir cette attention.

Pour les occasions où l’on donne un cadeau, où l’on voit quelqu’un, je trouve que la tradition des cartes est encore présente.

Julie Durocher

La pandémie fut un moment difficile pour l’entreprise locale. «C’est sûr que ç’a été dur parce que nous dépendons beaucoup des commandes de magasins. Les librairies sont nos gros clients», mentionne Mme Durocher.

Toutefois, les mois de mars et avril sont habituellement assez tranquilles, précise-t-elle. Les ventes de cartes ont repris lors de la réouverture des commerces.

Livre jeunesse photo

Jules la mouche est aussi un éditeur. Julie Durocher, Alexandre Lanthier et l’écrivain Jean-François Sénéchal ont sorti il y a quelques années une collection de trois livres jeunesse photo mettant en vedette quatre jeunes qui s’affairent à résoudre des enquêtes. Un produit artistique assez inusité, selon Mme Durocher, puisque les livres jeunesse comportent surtout des dessins ou des images.

Elle décrit ses livres photo comme des films en raison de la mise en scène nécessaire pour faire les photographies. D’ailleurs, Jule la mouche donne des ateliers dans les écoles où, après la lecture de l’un des livres, les auteurs expliquent le processus créatif qui consiste entre autres à trouver des lieux, des personnes, les habiller et élaborer une histoire.

Les livres se vendent très bien, indique la photographe. Pourtant, l’objectif de ce projet était surtout de s’amuser sans perdre d’argent. Finalement, les livres ont été en quelque sorte le gagne-pain du couple durant la pandémie.

Julie Durocher souhaite produire un autre livre jeunesse photo qui aborderait le thème des changements climatiques et de la solidarité. À court terme, elle travaille présentement sur un livre photo de Verdun qui devrait être publié d’ici les Fêtes. Le dernier livre édité par Jules la mouche, Le rêve d’Elsie, vient tout juste de paraître.

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