Maxime Vivès joue les trouble-fête aux Mardis cyclistes
L’athlète de 27 ans était seul de son camp et c’est peut-être ce qui a joué en sa faveur. Vivès a joué les cartes qu’il se devait de jouer, celles de la patience et de l’économie d’énergie.
Vivès a donc tout donné lors du sprint final et a devancé de quelques millimètres seulement son adversaire, Pierre-Olivier Boily, membre de la formation Fantino-Cycle Régis. Sa vitesse moyenne de 45,5 km/h lui a permis de signer une deuxième victoire en carrière aux Mardis cyclistes de Lachine. David Onsow (Quilicot) a complété le podium.
«Ce n’est pas le type de condition que je préfère (pluie), mais je suis tout de même satisfait. Les Fantino ont contrôlé la course jusqu’à la fin, et en étant le seul représentant de mon équipe, je savais que c’était la carte que je devais jouer», a expliqué avec sourire aux lèvres le vainqueur d’étape.
En raison des fortes précipitations et de la présence de plusieurs coureurs au Tour de Beauce, seulement 38 cyclistes ont pris le départ de la course Pro-Élite, comparativement à 92 la semaine dernière.
Classement après la 2e étape
Hugo Houle (Spider Tech), 144 points
Jean-Samuel Deshaies (Ekoï-G.), 128 points
Maxime Vivès (Garneau), 126 points
Hugues Lapointe (Cycle Néron), 124 points
Pierre-Olivier Boily (Fantino), 117 points
Laroche finit sixième
Le champion défendant, Jean-François Laroche, n’a pas pu disputer le sprint final à plein régime. La chute de deux jeunes coureurs dans le dernier tour de la course l’a forcé à mettre un pied au sol. Laroche a donc dû se contenter du sixième rang à l’arrivée.
«C’est vraiment frustrant parce que l’équipe a contrôlé la course comme jamais. On a gagné trois sprints intermédiaires et si on avait voulu, on les aurait tous gagnés, mais on voulait se garder quelques forces pour le final. Malheureusement, on a fait l’erreur de laisser deux inconnus à l’avant de nous. Ça a causé notre perte», a admis Laroche, dépité par cette fin d’épreuve.
Son coéquipier Pierre-Olivier Boily, qui coupe normalement Jean-François du vent lors du dernier droit, a donc eu l’occasion d’y aller pour la victoire. Il a finalement été distancé par moins d’un boyau par Maxime Vivès.
«Les chutes font partie de notre sport. C’est possible de glisser sur une ligne de peinture, mais celle qui est survenue devant nous était pathétique. Le coureur s’est littéralement laissé choir. C’est dommage que nous n’ayons pas réussi à mettre plus de points en banque en vue du championnat», a fustigé Boily.
Le Lachinois Lambert Gatineau (SpiderTech-Powerwatts) s’est illustré en étant à l’avant de la course à quelques occasions.