Soutenez

Pour que festivités riment avec civilité

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Si le night life de la Main contribue au dynamisme et à la vitalité de Montréal, il est également la cause de bien des problèmes de cohabitation entre résidents et visiteurs. Afin que festivités nocturnes riment avec civilité, une importante campagne de sensibilisation a été mise sur pied de façon conjointe entre le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Société de développement commercial (SDC) du boulevard Saint-Laurent.

Depuis le début du mois de juin, des patrouilleurs « civils », vêtus d’un t-shirt orange, sillonnent l’artère commerciale à la sortie des bars, les vendredis et samedis, pour faire de la prévention auprès des fêtards qui troublent la paix.

« On a toujours trois personnes qui patrouillent ensemble, mais on a un total de six veilleurs. Puisque leur rôle principal est la médiation, on voulait des gens qui représentent la clientèle type du boulevard. On voulait du monde jeune qui montre l’exemple: quoi de mieux pour ce faire que des sportifs. On a donc recruté des membres des Carabins de l’Université de Montréal », explique Glenn Castanheira, directeur général de la SDC.

Ces « médiateurs de rue » ne possèdent pas forcément un parcours en travail social ou en intervention. Ils ont plutôt été choisis en fonction de leur aptitude à aller vers les gens et à interagir avec eux. Toutefois, une courte formation leur a été prodiguée afin qu’ils puissent déceler les signes d’agressivité, reconnaître le leader d’une bande, etc.

«Quand on sort entre amis, il y en a toujours un qui est plus allumé et qui ramène les autres à l’ordre. On voulait reproduire ça. Le but n’est pas d’avoir une approche trop encadrée, mais plutôt qu’elle soit naturelle. L’atmosphère est ludique sur Saint-Laurent et on voulait aller dans le même sens », soutient-il.

Le rôle de ces patrouilleurs n’est pas de remplacer les policiers, au contraire. Ils interviennent avant qu’une situation problématique ne dégénère, de sorte à éviter que les agents de la paix n’aient à s’en mêler.

Même s’il est encore trop tôt pour évaluer la portée de cette initiative, le directeur général se dit agréablement surpris des résultats constatés.

« J’ai sous-estimé le potentiel de ce projet-pilote. Déjà, on remarque que les portiers des bars et les fêtards reconnaissent les veilleurs. Il y a un respect qui s’est installé ».

« On constate une tendance à la baisse du nombre de plaintes depuis le début de l’expérience, mais il est encore trop tôt pour y voir un lien cause-effet », indique Alain Gagnon, commandant du poste de quartier 38.

Les patrouilleurs seront en service jusqu’au mois d’octobre. À la fin de la saison, la SDC et le SPVM évalueront les fruits de cette initiative, qui pourrait être reconduite, voire même bonifiée en fonction du budget de la prochaine année. Notons que pour sa mise en place cet été, une enveloppe de 10 000 $ a été dégagée par la SDC.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.