Phase II du plan d'apaisement de la circulation: appel à l'intelligence citoyenne
« C’est un peu l’anarchie sur ce coin de rue », résume-t-il, disant avoir lui-même été frappé par un camion dans ce secteur.
Pour le maire du Plateau, Luc Ferrandez, il y a effectivement là « un réel problème ».
« On estime que sur une rue résidentielle, il devrait recevoir 2000 voitures au maximum, Chambord en reçoit 3000. On a fait un plan d’apaisement qui a connu quelques ratés. Il nous fallait plusieurs autorisations et maintenant qu’on les a reçues, on apprend qu’il y aura des travaux. On a des questions à se poser à savoir si on va de l’avant avec l’implantation (de la phase II) d’ici les élections. Comme on a promis à maintes reprises de le faire, on va donc rencontrer les citoyens pour les entendre. On espère que l’intelligence citoyenne nous guide », a-t-il expliqué.
Une assemblée publique… à huis clos!
Le journal Le Plateau s’est rendu à la première séance de consultation, tenue le 9 mai, au pavillon du parc Sir-Wilfrid-Laurier. À l’entrée, la journaliste et la photographe se sont fait refuser l’accès à la rencontre. Christine Gosselin, directrice de cabinet, a invoqué la « sensibilité du sujet » pour justifier cette décision, indiquant que l’invitation ne s’adressait qu’aux résidents et qu’il s’agissait d’une rencontre à « huis clos ».
« Les gens on été échaudés. On veut prendre le temps de consulter tout le monde. C’est pour cette raison qu’ils ont été convoqués en petits groupes, selon la rue où ils résident. Puisqu’il s’agit d’un sujet sensible, on veut une consultation plus « pure », où l’information ne sera pas distortionnée », a-t-elle expliqué.
Lors du passage du journal Le Plateau, des dizaines de citoyens se dirigeaient à ladite séance de consultation.