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Saint-Pierre-Claver: l'accident aurait-il pu être évité?

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Au lendemain de l’accident survenu tout près de l’école primaire Saint-Pierre-Claver, le 18 avril, des parents s’inquiètent de la sécurité de leur enfant. Parmi eux se trouve Edna-May MacKenzie, qui a contacté Le Plateau pour faire part de cette situation.

Outre l’implantation de mesures d’apaisement de la circulation, Mme MacKenzie souhaite qu’un filet de sécurité soit installé.

« Ça fait des années qu’on demande l’installation d’un filet au-dessus de la clôture pour empêcher les ballons de se retrouver dans la rue », fait valoir la mère dont l’enfant fréquente l’école depuis cinq ans, indiquant qu’elle doit souvent elle-même aller les récupérer dans la rue.

Un tel filet coûterait près de 25 000 $, a souligné la directrice de l’école primaire, Lucie Perelman, lorsqu’on lui a demandé pourquoi une telle mesure n’avait pas été mise en place.

« Je n’ai pas trouvé d’autres solutions. On est en train d’en chercher pour mettre des filets qui coûteraient moins cher. On a justement rendez-vous avec l’architecte responsable du dossier, le 23 avril.

« On a de l’argent dans le budget de la cour d’école, mais ce sont les parents qui décident où il va. Ça nous semblait aberrant comme montant, alors on cherche un autre moyen », mentionne-t-elle.

Mauvais exemple

Inquiète de la sécurité autour de l’école, Mme MacKenzie refuse de laisser son enfant s’y rendre seul et l’y accompagne tous les jours.

Elle affirme avoir vu, à de nombreuses reprises, des parents ou des responsables du service de garde traverser la rue de manière dangereuse, donnant ainsi le mauvais exemple aux jeunes. Elle croit qu’une culture de « faites ce que je dis et non ce que je fais » règne à l’école.

« Il n’est pas rare de voir des ballons dans la rue. Quand c’est le cas, je vais les chercher en me rendant à l’intersection et en traversant au bon endroit. Les responsables du service de garde, eux, courent en plein milieu de la rue. On montre exactement aux enfants ce qu’il ne faut pas faire. Celle qui s’est fait frapper n’a fait que ce que l’école lui a montré », estime Mme MacKenzie, indiquant qu’il existe plusieurs autres situations similaires où des adultes, souvent des parents, contreviennent aux règles de sécurité, en tentant justement de sécuriser le secteur de l’école.

La directrice concède que ce genre de situation se produit. Elle affirme toutefois que l’école compte agir à ce sujet.

« L’adulte doit faire vite, car il a une surveillance à assurer. C’est effectivement quelque chose sur laquelle il va falloir travailler. Quitte à laisser les ballons là et retourner les chercher à la fin de la journée. On va y réfléchir », assure-t-elle, rappelant que les parents ont aussi un rôle à jouer en prêchant par le bon exemple.

Cour d’école inaccessible

Mme MacKenzie ne comprend pas pourquoi les jeunes qui se rendent à l’école ou qui le quittent ne sont pas davantage encadrés.

« Les enfants qui se trouvent de l’autre côté de la clôture [de l’école], personne ne s’en occupe. À l’heure du dîner, on refuse l’accès à la cour aux enfants qui mangent à la maison. Il ne peut rentrer que cinq minutes avant que la cloche ne sonne », s’indigne-t-elle, indiquant qu’un petit groupe de parents qui accompagnent leurs enfants à l’école ont pris sur eux de veiller à la sécurité des enfants sur la rue aux abords de l’école.

« Pour les enfants qui ne sont pas inscrits au service de garde, il n’y a pas de surveillance prévue. Les jeunes ne peuvent donc pas venir 20 ou 30 minutes plus tôt. Notre ratio d’intervenants est prévu en fonction du nombre d’enfants », explique la directrice de l’établissement.

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