Incendies : un suspect dans la mire
Un commerce qui avait déjà été visé le 11 avril dernier a de nouveau été la cible d’un attentat la semaine dernière. Cependant, cette fois, des caméras de surveillance ont filmé un des incendiaires à l’œuvre.
Dans la nuit du 10 au 11 avril, de l’essence avait été versée et enflammée sur des palettes de bois situées entre Pneu Montréal-Nord et le fabricant de meubles Veneziano, ce qui avait provoqué un incendie rapidement maitrisé par les pompiers. Les flammes n’avaient causé que des dommages mineurs à la structure extérieure des bâtiments connexes. Il n’était pas clair lequel des deux commerces était visé.
Puis, dans la nuit du 17 au 18 avril, le même genre de scénario s’est répété. Les incendiaires voulaient cependant sans doute causer plus de dommages, car ils ont fracassé une vitre de Pneu Montréal-Nord avant de projeter à l’intérieur un engin incendiaire. La présence de gicleurs a cependant, encore une fois, limité les dégâts.
Fait nouveau : des caméras de surveillance ont permis aux policiers de voir l’un des deux suspects à l’œuvre. Si les images sont floues, elle leur permet tout de même de rendre publique une description d’un des hommes. De race blanche, il serait âgé de 20 à 35 ans et il a une taille et un poids proportionnels. Au moment du crime, il portait une casquette foncée avec un insigne pâle à l’avant, un manteau bleu avec capuchon de fourrure, un pantalon de sport bleu avec lignes pâles sur les côtés ainsi que des souliers sport de couleur foncée et aux semelles blanches.
Les 13, 17 et 25 mars, des cocktails Molotov avaient été lancés contre des commerces de ce secteur, près de l’intersection du boulevard Industriel et de l’avenue Armand-Lavergne. Ce sont le garage Ricci lave-mobile, le fabricant de meubles Veneziano et le garage Pneu Montréal-Nord qui avait été frappés à ces occasions.
Si la possibilité d’une tentative d’intimidation des commerçants à qui l’on aurait pu par la suite demander des sommes d’argent en échange d’une protection a été évoquée dans le passé, l’hypothèse d’une guerre entre commerçants de pneus usagés – ils sont très nombreux dans le secteur – a aussi été mentionnée.