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Il était une fois, dans l’ouest…

Les lecteurs seraient surement intéressés par notre expérience de plus de dix ans avec notre gestionnaire. Comme beaucoup de couples, nous voulions économiser afin de payer les études de nos deux enfants. Le REEE semblait une occasion en or de rencontrer cet objectif. Voici donc notre histoire…

Voici le cas-type d’un couple avec deux enfants dans l’ouest de Montréal. Parents responsables, ils économisent en contribuant au programme gouvernemental du Régime Enregistré d’Épargne-Études (REEE) instauré en 1998. Les subventions rendent alléchantes ce compte, car il ajoute 400$ pour un investissement de 2000$ par année.

Le couple contribue ainsi près de 50 000$ à l’abri de l’impôt, incluant les subventions du gouvernement. Ils avaient accordé toute leur confiance à un gestionnaire professionnel œuvrant sous la bannière d’une institution financière reconnue mondialement. Ils lui avaient confié toutes leurs économies, incluant le REEE. Mal leur en prit.

Dix ans s’écoulent, il est temps de faire le bilan et retirer le solde car le deuxième enfant achève ses études et part en Europe pour un échange de semestre. Ils demandent donc au planificateur de détailler sa gestion et les revenus générés.

Méchante surprise ! Leur REEE montre une perte en capital d’environ 8000$ qui n’est pas déductible d’impôts dans un régime enregistré, tout comme dans les REER.

Pire, encore, selon la loi, l’étudiant devra payer les impôts sur les revenus et subventions (environ 3000$ d’impôts), mais il ne pourra déduire les pertes!

Bilan final : Après 13 années d’économies, 50 000$ qui ont transité par le REEE, pertes d’environ 8000$, impôts à payer sur 19 658$ incluant les subventions.

Conclusion: en treize ans, les épargnes auraient pu doubler en les plaçant simplement à la banque dans un CPG.

L’administrateur a fait preuve d’un profil de risque irresponsable en achetant et en vendant avant terme plus de 25 fonds mutuels. Ils lui rapportaient des commissions généreuses au détriment des meilleurs intérêts du couple. Ensuite, lorsque les pertes ont commencé à devenir trop visibles, il a transféré ce qui restait en comptant!

Cette gestion a hypothéqué la dernière année d’études de leur enfant en les privant de plus de 8000$ dollars de capital investi!

Sont-ils les seuls ? Que feriez-vous à leur place?

 

Léonard Lafleur et Monique Collard

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