Le Jour du Souvenir à Outremont
Près de 300 personnes dont une forte délégation d’élèves du primaire ont assisté vendredi à cette cérémonie du Souvenir.
Le jour du Souvenir, est aussi connu comme jour de l’Armistice parce qu’il commémore les sacrifices militaires et civils de la Première Guerre mondiale, mais aussi d’autres guerres.
La présence des enfants d’Outremont, qui accompagnaient leurs parents, ou chantaient dans le chœur d’enfants du collège Stanislas, démontrait que cette commémoration annuelle observée en Europe et dans les pays du Commonwealth, est malheureusement toujours d’actualité, puisque plusieurs Canadiens, militaires et civils, décèdent encore sur les zones de guerre du monde actuel alors qu’ils travaillent pour y construire la Paix. Une chorale du Collège Stanislas a entonné une aubade en guise d’hommage.
Avant les deux minutes de silence, la pose des gerbes a suivi les différents discours qui rappelaient l’engagement de nombreux fils et filles du Québec et du Canada, en invitant l’assistance à réfléchir sur la précarité de la Paix.
Nombre de dignitaires étaient présents :
Raymond Bachand, ministre des Finances, ministre du Revenu, ministre responsable de la région de Montréal et député provincial d’Outremont;
Marie Cinq-Mars, mairesse;
Céline Forget et Louis Moffatt, conseiller d’arrondissement;
Patrick O’Neil, Lieutenant du Régiment des Fusiliers Mont-Royal;
Marcel Paris, inspecteur, Gendarmerie royale du Canada;
Martin Desbiens-Côté, commandant du poste de quartier 24 du Service de police de la ville de Montréal;
le Capitaine de frégate à la retraite Marcel Bélanger, représentant les anciens combattants;
le Père Roger Brousseau, clerc de Saint-Viateur, prêtre collaborateur à l’unité pastorale d’Outremont;
et Denyse Tremblay, la mère du caporal Frédéric Bilodeau du Royal 22e Régiment, qui est revenu cette année de son 2e déploiement en Afghanistan.
Graham Carpenter représentait le Gouvernement du Canada, en lieu et place de Thomas Mulcair, député fédéral d’Outremont, retenu dans les maritimes à cause de l’annulation d’un vol.
Escortant leurs gradés, des officiers et membres du régiment Les Fusiliers Mont-Royal, de la Gendarmerie royale du Canada et du Service de police de la Ville de Montréal participaient à cette cérémonie.
Un peu d’histoire
Le jour du Souvenir est célébré dans tout le Canada et commémore l’armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 1918, à 11h. Par tradition, il y a deux minutes de silence ce jour et à cette heure précise lorsque l’armistice fut effectif.
Appelé d’abord jour de l’Armistice, nom qu’on lui donne toujours à Terre-Neuve, il est célébré, de 1923 à 1931, le même jour que l’Action de grâces puis revient au 11 novembre et prend alors son nom actuel.
Le coquelicot des Flandres est le symbole de cette journée parce qu’il poussait sur les talus recouvrant les tranchées dans le nord de la France et leurs trop nombreuses victimes enterrées dessous.
On a établi un rapport entre le coquelicot et les champs de batailles durant les guerres napoléoniennes du début du XIXe siècle en remarquant que les champs, nus avant le combat, se couvraient de fleurs rouge sang après la bataille.
Avant la Première Guerre mondiale, peu de coquelicots poussaient en Flandre. Durant les terribles bombardements de cette guerre, les terrains crayeux devinrent riches en poussières de chaux favorisant ainsi la venue des coquelicots. La guerre finie, la chaux fut rapidement absorbée et les coquelicots disparurent de nouveau.