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Impossible de s'envoler de Rivière-des-Prairies

Bousquet-Richard Simon - TC Media
La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a confirmé qu’il serait dorénavant interdit de survoler la prison de Rivière-des-Prairies afin d’éviter les évasions par hélicoptère, comme celles qui ont eu lieu à Québec et à Saint-Jérôme au cours des 15 derniers mois.

Des zones d’exclusion de survol sont aussi en vigueur dans les prisons où ces évasions spectaculaires ont eu lieu. Cette mesure sera en place pour les trois prochains mois, en attendant que les lacunes à la sécurité soient corrigées de façon permanente.

Le gouvernement du Québec mène d’ailleurs une enquête administrative sur les circonstances qui ont permis à trois dangereux détenus de filer entre les doigts de leurs geôliers, le 7 juin.

Le rêve de tous les prisonniers

L’évasion par la voie des airs est un rêve que caressent plusieurs détenus de Rivière-des-Prairies, selon un ancien prisonnier qui veut garder l’anonymat. Il estime cependant que la configuration ne le permet pas.

« On en parlait souvent pour rire. Les cours à Rivière-des-Prairies sont vraiment trop petites pour permettre qu’un hélicoptère se pose. Il pourrait peut-être lancer une échelle de corde, mais ça m’étonnerait que quelqu’un soit capable de faire ce coup-là. Je n’ai jamais vu de mesures contre les hélicoptères à Rivière-des-Prairies, mais il paraîtrait qu’il y a une tour d’observation pour empêcher cela », raconte l’ex-détenu qui n’a d’ailleurs jamais vu d’engin survoler la prison.

Par mesure de sécurité, le ministère est resté très discret sur les mesures qui sont ou ne sont pas en place à Rivière-des-Prairies.

L’ex-prisonnier explique aussi que puisque les heures de sortie ne sont jamais les mêmes, il faudrait que les fuyards soient munis de téléphone cellulaire afin de prévenir le pilote de l’hélicoptère qu’ils sont à l’extérieur.

« C’est comme ça que les gens se faisaient livrer de la drogue. Ils appelaient quelqu’un qui venait leur lancer des balles de tennis ou même une flèche avec de la drogue attachée après. Mais, je n’ai jamais vu personne réussir et ils se faisaient rapidement attraper par les gardiens », conclut-il.

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