Rapanà quitte Union Montréal
Cette décision survient le lendemain d’une élection partielle à l’issue de laquelle la candidate de Vision Montréal (VM), Cindy Leclerc, est devenue la nouvelle conseillère de Ville. M. Rapanà avait jusque-là fait campagne auprès du candidat défait d’UM, Nino Colavecchio.
Au cours des dernières semaines, le candidat et moi avons « eu à faire face à des causes et à des agissements auxquels nous n’étions nullement impliqués avec les résultats que l’on sait, justifie M. Rapanà.
« En tant que personne intègre et honnête, je ne veux plus partager le poids de ces allégations et je ne me sens plus à l’aise dans les rangs d’UM, poursuit-il. Il faut un ménage, il faut un changement.
« Vous savez, en politique, ce n’est pas la réalité qui est importante, c’est la perception, et sur le terrain », nous sommes perçus négativement.
Refusant de joindre les rangs de VM ou de Projet Montréal, M. Rapanà dit être plus à même de servir ses commettants en tant qu’indépendant. Il ignore s’il se présentera aux élections générales de novembre 2013.
Coupables par association
Ce n’est pas seulement les membres d’UM qui sont perçus négativement. Ainsi, les Italo-Montrélais sont souvent associés à tort à la mafia.
« Je n’ai jamais pensé que tous les Français sont malhonnêtes. Il ne faut jamais généraliser », plaide le conseiller. Selon ce dernier, les médias n’effectuent pas toujours une couverture nuancée des scandales de corruption et peuvent en ce sens entretenir ce type de préjugés.
« On va essayer de redresser la perception des gens dans les semaines, dans les mois et dans les années à venir avec le travail sur le terrain », termine-t-il.
Détenant une majorité de quatre élus sur sept avant les élections de 2009, UM n’a désormais aucun représentant au conseil de l’arrondissement Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles.