Tolérance zéro pour les graffitis
« C’est une politique qui s’appliquait déjà aux bâtiments administratifs de l’arrondissement. Maintenant, le règlement permettra de l’étendre à l’ensemble des propriétés », explique la mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau.
Elle mentionne que l’apparition d’un graffiti est un problème pour la propreté des lieux et pour le sentiment d’insécurité qu’il peut susciter. Le règlement n’interdit pas seulement son apposition, mais aussi son maintien sur une propriété privée.
« Avant, lorsqu’un acte de vandalisme se faisait sur le mur d’un commerce, le propriétaire n’avait pas l’obligation de l’enlever. Avec ce règlement, il doit le faire. Ça permet de limiter la prolifération », déclare la mairesse. Elle ajoute qu’il est important de faire une différence avec l’art public qui, assure-t-elle, à sa place.
La porte-parole de l’arrondissement Julie Favreau explique qu’advenant qu’il y ait un acte de vandalisme sur leur bâtiment, les petits propriétaires et les organismes à but non lucratif pourront communiquer avec l’arrondissement qui se chargera de faire effacer les graffitis sans frais, grâce à un régime prévu à cet effet.
Pour ce qui est des autres propriétaires, il est de leur devoir de s’assurer que le graffiti soit enlevé dans un délai raisonnable.
Les contrevenants s’exposent à des contraventions qui peuvent varier de 350 à 2000 $ pour une personne physique ou de 700 à 4000 $ pour une personne morale.