Protestation contre le redécoupage électoral
Rappelons que, comme c’est le cas après chaque recensement, une commission indépendante s’est penchée sur les limites des circonscriptions fédérales afin de proposer un redécoupage qui reflète la croissance et les mouvements de la population. Au cours de l’été, la commission a déposé son projet de redécoupage qui comprend l’ajout d’une circonscription à Montréal.
Ainsi, la nouvelle circonscription de Rivière-des-Prairies épouserait de façon approximative les limites de l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles alors que celle de Montréal-Est engloberait, grosso modo, Montréal-Est, Mercier-Est et Anjou.
Ce redécoupage laisse perplexes plusieurs élus montréalais, dont la députée néo-démocrate Ève Péclet. Celle-ci s’est présentée aux audiences publiques de la Commission québécoise sur le redécoupage électoral fédéral pour faire connaître son mécontentement, soutenant se faire la représentante de plusieurs citoyens inquiets quant à la géographie et la toponymie.
« La proposition de nouvelles circonscriptions comporte des aberrations, comme de diviser la population en deux circonscriptions différentes de part et d’autre du boulevard Saint-Jean-Baptiste. Mettre l’essentiel de Pointe-aux-Trembles dans une circonscription baptisée Rivière-des-Prairies a aussi peu de sens. Enfin, placer dans une même circonscription la population d’Anjou et les Pointeliers habitant à l’ouest de Saint-Jean-Baptiste est une grossière erreur », a expliqué la députée, ajoutant que ce redécoupage donne l’impression que les commissaires n’ont jamais mis les pieds dans l’Est.
Questionné par l’hebdomadaire l’Informateur de Rivière-des-Prairies, le juge Jules Allard, président de la commission, avait expliqué « ce qu’on veut protéger, c’est [l’intégrité des] municipalités, qui sont les gouvernements de base. »
Pour en savoir plus sur la Commission québécoise sur le redécoupage électoral fédéral, consulter le www.redecoupage-federal-redistribution.ca/.