Soutenez

Une histoire de coeur

Un résident de Pointe-aux-Trembles est en vie grâce à une greffe de cœur réalisée il y a près de huit mois. François Provencher a passé seulement cinq mois sur la liste d’attente avant de recevoir le nouvel organe.

L’an dernier, 364 Québécois ont bénéficié d’une transplantation grâce à la générosité de 120 donneurs et de leur famille. Cependant, à l’heure actuelle, il y a encore 1 250 personnes qui sont en attente d’un don d’organes.

Pourtant, l’augmentation du nombre de donneurs pourrait engendrer des économies de 20 M$ sur dix ans pour le système de santé québécois, selon une analyse de l’Institut national d’excellente en santé et en services sociaux (INESS). Le don d’organes peut donc non seulement sauver des vies, mais aussi engendrer des économies bénéfiques pour toute la société.

Tout a commencé en 2010 lorsque M. Provencher a commencé à avoir des périodes de fatigue intense ainsi que de la difficulté à respirer pendant la nuit.

« J’ai attendu une couple de jours pour voir si ça se replaçait tout seul. Ne voyant pas de changement je me suis déplacé jusqu’à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont où les médecins m’ont annoncé qu’il s’agissait de mon cœur », explique M. Provencher.

Après plusieurs examens, dont un électrocardiogramme, ce Pointelier de 52 ans a été diagnostiqué avec une maladie cardiaque connue sous le nom d’Arythmie. Cette maladie se produit lorsque le cœur bat irrégulièrement sans justification.

Durant les mois suivants, son état empirait. En 2011 il s’est fait installer un défibrillateur qui lui a sauvé la vie à plusieurs reprises.

« Un matin pendant l’été, le son de mon défibrillateur m’a réveillé. J’ai passé les pires 20 minutes de ma vie, j’étais certain que j’allais mourir »

C’est finalement en février 2012 qu’il a dû se faire hospitaliser à l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM) où les médecins lui confirmaient qu’une greffe de cœur était inévitable.

Cinq mois après son hospitalisation on lui annonçait qu’un cœur était disponible pour lui. Le 18 août il se faisait opérer. Son rétablissement s’est fait rapidement. Il était sauvé.

« Je vois la vie autrement, j’ai appris à vivre à fond. Tout ce que je que j’ai toujours voulu faire pendant ma vie, je pense le faire maintenant », avoue M. Provencher.

Pour augmenter le nombre de transplantations, il faut que le don d’organes puisse se réaliser chaque fois que c’est possible. Il est important de rappeler que seulement 1,3 % des personnes qui décèdent à l’hôpital sont susceptibles de devenir des donneurs d’organes et qu’un seul donneur peut sauver jusqu’à 8 vies.

La semaine national du don d’organes et de tissus se tiendra du 21 au 28 avril 2013

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.