Soutenez

La Fourmillière fermera ses portes

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a annoncé qu’au cours des prochaines années, elle fermera six garderies en milieu scolaire, dont la Fourmilière, située à l’école La Mennais.

Au total, ce sont 177 places décimées dans différents quartiers de Montréal qui seront « redonnées » au ministère de la Famille. Pour l’établissement de La Petite-Patrie, cela représente une trentaine d’enfants.

La CSDM justifie cette décision en indiquant qu’elle doit reprendre ses locaux pour « répondre aux besoins de la population scolaire ». On ignore cependant combien de nouvelles places seront créées pour les élèves.

« On va accueillir 1000 élèves de plus par année pendant 10 ans. On ne peut pas transférer des élèves d’âge préscolaire dans une autre école pour garder des enfants, qui ne s’inscrivent pas dans notre mission première. On a des règles à suivre : il faut d’abord utiliser nos propres espaces avant de pouvoir agrandir », explique Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM.

À cela s’ajoutent des contraintes budgétaires. Dans un document daté du 14 février, l’organisation explique que le financement de ces garderies, créées il y a une trentaine d’années, a été modifié en 2002.

À la suite de la création des centres de la petite enfance, en 1997, « un amendement à la loi (2002) a permis aux commissions scolaires de demeurer détentrices des permis qu’elles possédaient, mais imposait que le financement alloué soit réduit à celui de garderie privée », peut-on lire dans le document.

Cette diminution des subventions, conjuguée à l’imposition d’un nouveau cadre financier en 2008, a endetté les garderies.

« Le déficit cumulatif des garderies se chiffre, en date du 30 juin 2012, à près de 850 000 $, soit en moyenne 121 000 $, par année, entre 2005 et 2010 », est-il écrit.

Souhaitant se recentrer sur sa mission d’éducation, la CSDM a décidé de se délester de six de ses sept garderies en milieu scolaire. La fermeture des institutions visées se fera graduellement.

« [La CSDM] remettra les places en garderie au ministère de la Famille au fur et à mesure que les enfants seront en mesure d’intégrer la maternelle à 4 ou 5 ans, selon les services disponibles dans leur quartier. […] Cette solution assure la pérennité des services aux parents dont les enfants sont inscrits actuellement à ces garderies », lit-on dans le rapport.

« C’est juste qu’on ne prend plus de nouveaux enfants ou de membres de la fratrie, afin qu’ils ne se retrouvent pas dans une situation difficile lorsque l’établissement va fermer », précise Mme Harel-Bourdon.

Ces places seront ensuite redistribuées dans le réseau des services de garde dans les quartiers où elles étaient préalablement exploitées.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.