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Avenir incertain pour Imaginons Saint-Marc

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Le projet de reconversion de l’église Saint-Marc, située à l’angle de la 1ère Avenue et de la rue Beaubien, pourrait ne jamais voir le jour. La proposition du comité Imaginons Saint-Marc, déposée il y a près d’un an au Diocèse de Montréal, est restée lettre morte. Un silence de moine qui laisse présager que celle-ci a été reléguée aux oubliettes.

Mur d’escalade, café-bistro, halte-garderie, cuisine communautaire, espace de création théâtrale, friperie et serres d’agriculture urbaine : plusieurs idées ont été soulevées, lors d’une consultation publique tenue à l’automne 2012, pour transformer ce lieu de culte en véritable pôle communautaire.

« Nous avons fait un travail exploratoire, autant avec les organismes locaux qu’avec les gens du quartier. À la fin 2012, nous avons fait une proposition d’achat. Normalement, on devait avoir un retour de la part de l’archevêché, mais on n’a eu aucune nouvelle », expose Jérôme Maurice, directeur administration et développement de l’organisme Compagnons de Montréal, qui est membre d’Imaginons Saint-Marc.

Il affirme que le comité a relancé les instances religieuses à plusieurs reprises pour savoir où en était rendu le dossier, en vain. Le moratoire sur la fermeture et la revente d’églises ainsi que les récentes sorties publiques du nouvel archevêque de Montréal, Mgr Lépine, font toutefois craindre à M. Maurice que le projet ne soit définitivement tombé à l’eau.

« Ses sorties vont toutes dans le même sens : il veut ramener les croyants dans les églises. On imagine donc qu’il souhaite réintégrer Saint-Marc comme lieu de culte. Or, cette église – qui possède 1300 places assises – accueille actuellement une messe par semaine à laquelle assistent de 50 à 80 personnes.

« Si j’étais un propriétaire qui veut vendre [un bâtiment] et qu’un acheteur me faisait une offre, je n’attendrais pas 12 mois pour lui répondre [si j’étais réellement intéressé] », déduit M. Maurice.

Le projet n’est pas mort

Du côté de l’Archevêché de Montréal, on indique que l’avenir de Saint-Marc est loin d’être arrêté.

« Il y a effectivement un projet de développement, mais rien n’est réglé. Il y a eu des changements dans les responsables du dossier. Pour nous, ce n’est pas un projet qui est mort. À ce stade-ci, il n’y a rien qu’on puisse dire là-dessus.

« Mgr Lépine, depuis qu’il est archevêque, a demandé à ce qu’il n’y ait plus de vente d’églises, sauf dans le cas de projets qui étaient signés ou sur le point de l’être. C’est pour s’assurer que dans tous les quartiers, il y ait des églises ouvertes au culte. C’est ce travail-là qui se fait actuellement. Chaque cas est évalué individuellement. Ça se peut que ça prenne un peu plus de temps, mais je suis sûre qu’il va y avoir un suivi. Je ne peux pas dire exactement ce qui va se passer pour Saint-Marc. Présentement, c’est en suspend, il n’y a rien d’arrêté », indique, hésitante, Lucie Martineau, responsable des communications de l’Archevêché de Montréal.

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