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Pr@m-commerce: les SDC et Projet Montréal demandent sa reconduction

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Afin de mieux soutenir les artères de la métropole, Projet Montréal entend déposer une motion demandant le retour du programme Pr@m-commerce. Qu’en pensent les commerçants? C’est la question que le Journal de Rosemont a posé aux sociétés de développement commercial (SDC) rosemontoises Plaza Saint-Hubert et Promenade Masson.

La réponse est unanime : les deux organisations souhaitent voir renaître cette aide financière, qui sert à la réfection des façades.

« Le Pr@m-commerce a permis à plusieurs de nos établissements de refaire leur devanture (une quarantaine de dossiers ont été déposés et une trentaine de commerçants se sont engagés à faire des travaux). C’est une initiative qui nous plaisait beaucoup », indique Sophie Legroulx, agente de communications et d’événements à la SDC Plaza Saint-Hubert.

Même son de cloche de la part de la Promenade Masson, qui au cours des dernières années, a profité de cette subvention pour amorcer sa revitalisation. Au total, 31 boutiques ont fait appel au Pr@m, précise Doris Laflamme, directrice générale de la SDC Promenade Masson.

Un programme à repenser

Si tous s’entendent pour souhaiter la reconduction du Pr@m-commerce, les intervenants estiment toutefois que celui-ci devrait être bonifié.

Pour les commerçants locataires qui bénéficient d’un bail dans lequel les améliorations locatives sont à leur charge, il peut être hasardeux d’investir dans la réfection d’un bâtiment qui ne leur appartient pas.

« Il y en a plusieurs qui se demandent s’ils vont pouvoir rester ouverts. Dans ce contexte-là, ils sont plus frileux à s’engager dans des travaux majeurs.

« C’est un gros bargain de leur part : les commerçants doivent se poser la question à savoir s’ils vont rester là longtemps, si c’est le bon local pour eux, de sorte que ce ne soit pas le prochain locataire qui bénéficie de leur investissement », explique Mme Legroulx.

Parallèlement, certains propriétaires s’opposent à l’exécution de travaux, de peur que leur évaluation foncière, et par le fait même leurs taxes, n’augmente. Cela leur permet de conserver des loyers abordables, et ainsi, s’assurer que leur local est toujours loué.

« Le Pr@m ne permet pas d’amélioration structurelle, ce qui fait que la valeur immobilière n’augmente pas. Toutefois, la valeur foncière, elle, augmente. Ça nous est arrivé souvent que le propriétaire refuse de faire des améliorations, même si le commerçant le voulait », explique Mme Legroulx.

Finalement, elle soutient que la tenue de travaux de réfection n’apporte pas toujours de réelles améliorations physiques.

« Dans certains cas, il faudrait se demander si les projets financés ont un résultat durable », plaide Mme Legroulx.

« Le Pr@m-commerce a été un peu plus sévère que le Programme opération commerce, dans les années 1990. C’est une bonne chose, car la première initiative a donné lieu a beaucoup de travaux de maquillage. Avec des balises, l’impact paraît davantage », ajoute Mme Laflamme.

Impact local

La conseillère du Vieux-Rosemont, Érika Duchesne, croit pour sa part que la relance du programme PR@M-commerce serait plus que pertinente alors que s’annoncent des travaux importants sur plusieurs artères commerciales de la métropole, notamment sur la Plaza Saint-Hubert.

« Le PR@M-commerce a été un outil très important pour la revitalisation de la rue Masson. Le programme a pu apporter une aide concrète aux commerçants pour la remise en état de la façade de leurs bâtiments, pour la plupart des édifices vieillissants. Combiné aux améliorations apportées par l’arrondissement, le programme a donc donné un souffle aux commerçants », a-t-elle indiqué par voie de communiqué.

Qu’est-ce que le Pr@m-commerce?

Lancé en pleine crise économique en 2008, le programme PR@M-commerce offrait une subvention à la rénovation des commerces allant jusqu’à 50% des coûts pour les honoraires professionnels en lien avec le design (jusqu’à concurrence de 4000 $) et 33% de la facture pour les travaux admissibles (jusqu’à concurrence de 33 000 $).

Au total, ce sont plus de 11,2 M$ qui auront été accordés par la Ville de Montréal et 7,9 M$ par le gouvernement du Québec par le biais du plan Montréal 2025.

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