Plusieurs blessés dans un incendie
Un incendie dans une maison de chambres située sur la rue Bélanger a fait cinq victimes le 28 septembre dernier. L’endroit était connu des policiers pour être le refuge d’activités illicites.
Une bonbonne de propane, laissée près d’un escalier au rez-de-chaussée de l’immeuble, aurait causé l’explosion menant à l’incendie.
L’événement, qui a fait 5 blessés, s’est produit dans une maison de chambres de 52 unités, située dans l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie.
Plusieurs alertes ont été déclenchées lors de l’opération, entraînant le déploiement de près d’une centaine de pompiers, y compris une équipe spécialisée en effondrement de bâtiment.
Une dizaine de bénévoles de la Croix rouge se sont déplacés pour rencontrer les victimes afin de procéder à une évaluation de leurs besoins.
Près d’une trentaine de personnes sont déclarées sinistrées. Elles ont été placées dans un établissement hôtelier de la région de Montréal où elles sont logées, nourries et vêtues.
Plus graves
Parmi les victimes, un homme de 63 ans, brûlé sur 80 % de son corps, est toujours hospitalisé dans un état critique. Cet individu serait la principale personne visée par les enquêteurs.
«On craint encore pour sa vie, a déclaré Jean-Pierre Brabant, agent des relations medias du Service de Police de la ville de Montréal (SPVM). Il est incapable de répondre aux questions, mais ayant été la personne la plus proche de l’explosion, elle serait la personne d’intérêt dans l’enquête.»
On a transféré l’enquête à l’Unité des incendies criminels du Service de police de la Ville de Montréal. Toutefois, il est difficile de déterminer la nature de l’événement pour le moment.
Pas une première
D’autre part, Jean-Pierre Brabant souligne que le SPVM est déjà intervenu à plusieurs reprises dans cet édifice pour des raisons reliées à la vente de stupéfiants.
«Effectivement, l’immeuble est reconnu comme étant un endroit problématique » a t-il confirmé.
Quelques jours après l’incendie, le bâtiment, dont la façade délabrée et noircie par les flammes laisse imaginer l’ampleur des dégâts, demeure laissé à l’abandon. Le journal a fait une visite sur les lieux pour constater que toutes les portes du bâtiment étaient barricadées.
Selon le SIM, d’importants travaux seront nécessaires. Les dommages matériels sont évalués à un montant approximatif de 350 000 $. Si certains des occupants ont dû être relogés provisoirement, il semblerait qu’ils ne pourront pas regagner leur appartement dans un futur proche.
Soulagement
Bien que désolés pour les victimes certains gens du quartier semblent être soulagés que cessent à cet endroit, par la force des choses certaines activités illicites.
«Il y avait toutes sortes de gens qui habitaient cet immeuble. Il se passait plein de choses étranges qui nous inquiétaient: drogue, prostitution, et plus encore. C’est un soulagement pour moi et pour le quartier», a confié un propriétaire de commerce non loin du site de de l’événement.
Ce dernier, comme la plupart des gens qui ont parlé à ce sujet, tient à garder l’anonymat pour des raisons de sécurité. De son côté, le SPVM affirme ne détenir aucun dossier relié à la prostitution.