« Festival permanent » au Cinéma Beaubien
Celle-ci permet à un établissement de projeter des productions qui n’ont pas trouvé de distributeur au Québec.
« Occasionnellement, il nous arrivait de le faire. Chaque fois, je devais faire une demande à la Régie. Là, c’est comme si j’avais un running bill », explique Mario Fortin, directeur général et responsable de la programmation.
Grâce à ce passe-droit, l’institution rosemontoise diffusera davantage d’œuvres étrangères, à faible budget ou plus « risquées », qui autrement, e l’auraient pas été.
« Notre autorisation nous permet d’exploiter un film pour une durée restreinte, soit trois semaines. Si celui-ci a un potentiel plus grand, là, on va faire les démarches pour trouver un distributeur. Ça fait en sorte qu’on peut aller chercher de plus petits films, qui ont une visibilité plus limitée, et de les présenter en exclusivité. Ça réduit considérablement les risques financiers.
« Ça nous permet de faciliter les procédures. Et comme c’est plus facile, on va le faire plus souvent », promet-il.
À savoir si le public du Beaubien est prêt à accueillir cette offre cinématographique, M. Fortin répond « on va le savoir »!
« On en projetait déjà à l’occasion, mais ça passait inaperçu dans la programmation régulière. Avec cette autorisation, je souhaite développer davantage le cinéma pour enfants. C’est probablement là qu’il y a un plus grand potentiel pour le Cinéma Beaubien.
« C’est très difficile d’acquérir les droits pour un film jeunesse, car c’est cher et qu’il n’y a pas beaucoup de débouchés : les télévisions n’en achètent plus et les DVD, ça ne se vend plus », explique M. Fortin.
Lors de l’entrevue, il s’apprêtait à partir pour Cannes, où il comptait bien aller glaner des trésors à ramener au Québec.
« J’espère bien découvrir quelques films pour débuter cette nouvelle aventure », annonce-t-il.