La fondatrice du CEJFI reçoit le prix du Gouverneur
Établie à Saint-Laurent, cette native du Congo a poursuivi des études de littérature française. Avant de fonder le CEJFI en 1998, cette défenseuse du droit des femmes avait travaillé comme conseillère auprès de Groupe Conseil Femmes Expertise de Québec. Sa trajectoire ascendante l’a conduite le 18 octobre à Rideau Hall pour recevoir le prestigieux prix des mains de David Johnston. Les Nouvelles Saint-Laurent News sont allés à sa rencontre.
Nouvelles Saint-Laurent news: Que représente pour vous le prix du Gouverneur?
Régine Alende Tshombokongo: La fierté d’une reconnaissance nationale qui couronne toute ma bataille pour l’égalité des sexes et le respect de la diversité. C’est une inspiration pour celles qui sont venues d’ailleurs et qui luttent encore pour faire valoir leurs droits, pour leur autonomie.
Comment vous est venue l’idée de créer le CEJFI ?
En 1997, j’atterrissais avec ma famille à Québec. Me voyant toujours avec mes filles, un groupe de jeunes étudiantes d’origines diverses souhaitèrent me consulter pour me confier leurs problèmes. Je me suis dit qu’il fallait créer un lieu d’appartenance pour ces jeunes femmes qui, non seulement sont confrontées aux nouvelles réalités du pays d’accueil, mais aussi désorientées par manque d’encadrement. Le défi à relever était tellement immense que j’ai très vite transformé ma cuisine en bureau, et fondé le Centre d’encadrement pour jeunes femmes immigrantes (CEJFI) le 10 mai 1998, une année seulement après mon arrivée au Canada. Dès lors, j’ai pris le bâton de pèlerin qui m’a toujours conduite à m’insurger contre l’injustice sociale pour lutter contre toutes sortes de discriminations et particulièrement pour l’égalité des sexes.