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Tu n’es pas seul

Lorsqu’un jeune de Saint-Laurent quitte le système scolaire, le Carrefour jeunesse emploi (CJE) lui tend une perche. Le Programme Accroche-toi permet aux intervenants du CJE d’entrer en contact avec ces jeunes en difficulté en suivant un protocole de relance téléphonique.

Quatre fois par année, les intervenants du programme Accroche-toi, reçoivent la liste des jeunes entre 16 et 24 ans ayant quitté un établissement scolaire sans diplôme. Ils tentent alors de les rejoindre pour leur offrir un accompagnement dans leurs démarches de recherche d’emploi ou de réinscription. « L’objectif c’est que le jeune comprenne que son décrochage ne passe pas inaperçu. On veut vérifier s’il a besoin d’un coup de main en recherche d’emploi, leur rappeler les dates de tombées des inscriptions », indique Marianne Cyr, intervenante et motivatrice à la persévérance scolaire pour le CJE de Saint-Laurent. Les jeunes rejoints au téléphone peuvent aussi recevoir des informations qui leur permettent d’explorer d’autres avenues possibles en matière d’emploi ou de formation. Parfois ils n’ont pas besoin de ce type d’accompagnement, ce qui donne aux intervenants, l’occasion de les référer à d’autres services dans la communauté, comme une banque alimentaire par exemple.

La réaction

Lors de la dernière vague d’appel, le protocole de relance téléphonique a reçu une liste de 252 noms. 139 ont été rejoints et 33 décrocheurs ont pris rendez-vous pour rencontrer un intervenant et bénéficier des services du centre 15 d’entre eux se sont présentés. Après cinq ans d’existence, le protocole de relance téléphonique d’Accroche- toi a permis à 70 jeunes laurentiens de profiter des services du CJE.

Dans la grande majorité des cas, les jeunes décrocheurs sont contents d’être appelés, selon Mme Cyr. « Il arrive souvent qu’ils soient déjà inscrits ailleurs », dit l’intervenant. À peine 20% des jeunes rejoint sont réellement inactifs, c’est-à-dire qu’ils ne prévoient pas se réinscrire ou ne travaillent pas. « Les autres à qui on parle ne nous raccroche pas au nez, ils prennent le numéro et connaissent alors une nouvelle ressource, il y en a vraiment qui nous rappelle six mois plus tard ».

Le Carrefour permet de diminuer les délais entre les inscriptions. « On les informe sur les dates d’inscription, parfois en leur parlant, ça leur donne le goût de venir. Sinon on fait de l’accompagnement en les rappelant pour savoir comment se passe la session », raconte Mme Cyr. « Même si le nombre de jeunes rejoints est limité, ça va peut-être changer leurs vies. Oui ça prend beaucoup de temps faire les listes et les appeller, mais au bout du compte si ça peut aider quelques personnes ça vaut la peine », pense l’intervenante.

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